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VIII. Le caryoplasma dérive du cytoplasma

Le protoplasme du noyau et le protoplasme de la cellule ont donc la même constitution et les mêmes allures. Cela ne doit pas nous étonner, car le premier emprunte au second son origine.

cp" : les bâtonnets de nucléine sont arrivés aux pôles depuis un certain temps ; le cytoplasma venant de toutes parts s'introduit entre ces bâtonnets, et accuse déjà la forme du futur noyau.

cp'" : les deux nouveaux noyaux ont une mince membrane qui s'est formée à la partie périphérique du plasma précédent, et qui a englobé une portion des filaments du fuseau. C'est à ce moment que naît l'étranglement tp : qui repousse devant lui les rayons des asters, pour les couper plus tard avec les filaments du fuseau.

On voit que la principale portion du fuseau devient partie intégrante du protoplasme des nouvelles cellules.

Fig. 115. — Gr. : L, 2.

Deux cellules testiculaires de la Chelouia Caja, en division.

Pour le prouver nous devons remonter jusqu'à la dernière phase de la division nucléaire. Ce n'est pas le moment d'entrer dans beaucoup de détails à ce sujet ; les deux figures suivantes suffiront d'ailleurs pour faire comprendre notre pensée.

La première, fig. 115, représente la formation des jeunes noyaux dans les cellules-mères des spermatoblastes de la Chelonia Caja. Après la séparation des éléments nucléiniens en deux portions polaires cp", cp'", les granules du protoplasme environnant s'accumulent en sphérule autour d'eux pour former la partie plasmatique du nouveau noyau. Parmi les éléments du plasma du noyau-mère, il n'y a plus que la partie extrême du fuseau qui entre pour une portion légère dans la constitution du vetictihim du caryoplasma. Tout le reste est neuf et dérive du cytoplasma.

Le phénomène que nous venons de décrire est bien plus sensible encore chez le Litholms forficatus, fig. 116. Ici les deux couronnes

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