IX. Le noyau est limité par une membrane close et réticulée
I" La membrane nucléaire existe.
L'existence de la membrane nucléaire n'est pas douteuse ; elle est même beaucoup plus facile à distinguer sur les noyaux vivants que la portion protoplasmatique. Aussi l'aperçoit-on généralement, pourvu que les deux conditions suivantes soient réalisées : a) que le protoplasme cellulaire entourant le noyau ne soit pas trop fourni ; b) que les circonvolutions nucléiniennes ne viennent pas la masquer en se pressant contre elle. En général les éléments que nous avons mentionnés dans l'article précédent comme étant favorables pour constater l'existence du caryoplasma vivant, conviennent mieux encore pour distinguer la membrane, La membrane se voit plus facilement sur les noyaux âgés que sur les noyaux jeunes, ou qui se divisent fréquemment. Cela se conçoit, car elle s'affermit et s'épaissit avec le temps. C'est en grande partie pour
cette raison qu'on la remarque si facilement sur les œufs animaux, les tubes de Malpighi, les glandes et les tissus des insectes, ainsi que sur les parenchymes adultes des végétaux, des monocotylés surtout. L'œil la saisit mieux encore sur les noyaux dégagés de leur enveloppe cellulaire. On met souvent les noyaux en liberté en lacérant délicatement avec l'aiguille et le scalpel les organes des insectes. Il est aussi assez facile d'énucléer les œufs sans léser leur noyau.
Dans les cas plus em- .
Fig. 117. —