CHAPITRE III
MORPHOGRAPHIE DU NOYAU.
i:, I. Forme du noyau.
Le noyau est limité par des surfaces courbes. Sa forme originelle et typique est la forme sphérique , mais cette forme subit des modifications.
jo porme ordinaire.
Dans les celhiles jeunes, embryonnaires et méristématiques des deux règnes, le noyau affecte presque toujours la forme d'une sphère relativement parfaite. Les quelques exceptions qu'on pourrait mentionner, ne feraient que confirmer cette règle ('). Mais avec le temps, cette configuration peut changer. C'est ainsi que peu à peu, pendant la différentiation tissulaire, un grand nombre de noyaux passent à la forme ellipsoïdale. Ce sont surtout les noyaux des éléments allongés dans un
sens déterminé , comme le sont les fibres et les cellules conductrices des végétaux , les cellules musculaires et nerveuses etc., qui subissent cette modification.
Habituellement le plus grand diamètre du noyau coïncide avec le plus grand diamètre de la cellule. On trouve cependant des exceptions, surtout parmi les animaux inférieurs ; du reste , chez ces êtres, la direction du noyau varie mécaniquement, autant que sa position, avec les divers états d'expansion où ils se trouvent.
Les noyaux sont loin de conserver pendant toute leur existence la forme d'un sphéroïde ou d'un ellipsoïde de révolution ; souvent , en effet, ils s'aplatissent et prennent la forme d'un biscuit :
tels sont, pour n'en citer que
Fig. 125. — Gr. : 1/12, 2.
Trichodina pediciilus, infusoire vivant sur l'hydre.
B : face inférieure appliquée sur l'hydre. n : noyau en fer à cheval.