V : vacuoles interposées
ces adhérences disparaissent avec le temps. C'est ainsi que la plupart des noyaux de la Rhenanthera s'en montrent dépourvus. Il en est de même des noyaux des cellules testiculaires du cloporte, qu'on dégage si facilement de leurs cellules. Leur membrane est d'une grande netteté, et il est assez rare qu'on puisse apercevoir à son pourtour extérieur quelque chose qui ressemble à une bride rompue. Il nous a paru que la plupart des noyaux que l'on parvient facilement à mettre en liberté, sont dans le même cas. En résumé, le nombre des noyaux libres et indépendants du cytoplasme est considérable; mais il en est cependant un certain nombre qui conservent leurs connexions originelles avec cet élément.
2° Les rapports du reticulum caryoplasmatique avec la membrane nucléaire sont beaucoup plus intimes. En opérant avec précaution, lorsqu'on le dégage à l'aide des réactifs, on parvient presque toujours à constater qu'il est relié de tous côtés à la membrane périphérique. Les fig. 33, 68, 99, 100, 103 à 108, 116. 118, 121. 124, etc,. fournissent la preuve de ce que nous avançons.
Il est bon, pour maintenir dans leur intégrité ces adhérences naturelles, de traiter préalablement les matériaux par les réactifs fixateurs et durcissants : ces corps , en affermissant le réseau plasmatique, rendent plus diificile sa dislocation, soit pendant les manipulations, soit soxis l'influence des dissolvants de la nucléine.
Est-il besoin d'ajouter que les connexions du réseau nucléaire avec la membrane peuvent se briser ? Nous avons observé plus d'une fois chez les grégarines, fig. 118, le retrait de tous les cordons plasmatiques vers le nucléole ; et d'ailleurs , dans bien des cas , on ne peut saisir la moindre liaison trabéculaire avec la membrane. Nous verrons aussi en physiologie que les connexions dont nous parlons peuvent se rétablir après avoir cessé d'exister.