noyau ramifié avec un fila- ments obtus OU a
mentde nucléine très distinct, cuminés. Souvent
Le liséré blanc qui borde la (,gg ramifications se
pelote de nucléine appartient gQ^^gj^j- J^ien de au plasma du noyau ; la
membrane de ce dernier est plusvané.ni déplus
blottie contre le protoplasme bizarre tout à la
cellulaire qui demeure visible fois, que ces singu-
entre les bras ramifiés. ji^^-gg productions.
(') Nous n'avons pas à rechercher ici l'origine de ces germes. Nous pourron y revenir plus tard, à propos des opalines et des cellules multinucléées. Parmi ces germes, les uns n'ont qu'un noyau, tandis que les autres deviennent muUinucléés par la
MOKPHOGUAPHIE DU NOYAU
ÏÏicStS'"'" spécialement dans les larves de névroptéres et de
Parmi les êtres inférieurs, on a signalé la présence des noyaux ramifies dans quelques acinétiens ou infusoires tentaculifères , par exemple dans les Podopkrya et les Ophr^odendroni^). Un petit nombre de radiolaires portent des noyaux plus au moins profondément lobés : tels sont les Thalassicolla et les Acanthometya(^-).
Les noyaux ramifiés ne sont pas inconnus chez les vertébrés. Les cellules géantes delà moelle, fig. 130, les cellules éosinophiles et les globules du pus fig.
131, en présentent fréquemment. Les noyaux des cellules géantes ont une certaine ressemblance avec ceux des cellules glandulaires de la Chelojtiaûg. 128, seulement leurs ra-
pr
Fig. 130. -T Gr. : L, 2.
Cellules géantes de la moelle du lapin.
protoplasme délicatement réticulé, avec un enchylema très riche.
noyau ramifié portant un filament de nucléine dont toutes les circonvolutions paraissent soudées. Le centre, c, appartient au protoplasme.
Fig. 131.
Gr. : L, 3.
mifications sont moins séparées les unes des autres et se recouvrent davantage.
C'est sans doute cette particularité qui les a fait prendre pour des noyaux ordinaires à contour ondulé(^) et à centre blanc, c. Or il n'en est pas ainsi : ce sont des no5^aux ramifiés, et les plages, c, appartiennent au protoplasme cellulaire , visible entre les ramifications , comme dans la fig. 129, et non au noyau lui-même.
Les plantes n'ont pas de noyaux ramifiés. Cependant nous avons trouvé dans le sac embryonnaire stérile de la Zostera marina et de la Corydalis solida, les vésicules embryonnaires et les cellules antipodes développées outre mesure et munies d'un immense noyau à lobes nombreux et accentués.
A (à gauche) : cellule éosinophile avec un noyau ramifié et un prolongement amiboïdien.
AetB (à droite) : deux globules du pus, à noyau ramifié et bosselé.
division du noyau primitif. En les déposant dans une infusion fraîche, de façon à pouvoir suivre leur développement in situ, on constate que leurs n05'aux s'allongent, soit directement, soit après s'être fusionnés?. En môme temps ils se transforment en la vorticelle de la fig. 63. Ces germes, à l'origine, sont d'une extrême petitesse.
C) Fraipont, T^cherches sur les oAcinét. de la côte d'Osiende; Bull. Acad. d. Se. d. Belgiq., 1878, en figure quelques-uns.
(2) Hertwig, Der Organ. d. "J^adioL; Taf. III.
J. Arnold : Ueber Kern u. Zellth. bei. août. Hyperplasie , etc.; Virch. Arch, tom. 95, i, p. 46.
SA l^OKME
Avec l'âge, la forme du noyau se dégrade plus ou moins profondément. C'est ainsi que, dans les cellules vieilles, au lieu de noyaux sphériques ou elliptiques on ne trouve plus que'des noyaux bosselés,
Fig. 132. — Gr. : F, 1.
Cellules de la glande filière d'un viicrolêpidoptere. Cellule jeune. Son noyau, n, est encore elliptique.
Cellule adulte, portant un no3'au, n, à ramifications nombreuses et anastomosées. Cellule vieille. Le noyau s'est scindé et a formé un grand nombre de noyaux irréguliers et étranglés, où la nucléine se montre sous la forme de larmes séparées.
étranglés, munis de protubérances irrégulières, parfois amincis à une extrémité ou acuminés aux deux pôles. Ce phénomène est surtout remarquable dans les cellules où le noyau se divise seul, pour former ces sortes d'éléments que nous désignerons dans le livre IV sous le nom de
« cellules midtimwléées tardives », et qui se rencontrent si communément dans les deux règnes, surtout parmi les tissus parenchymateux, fig. 136. Les charades sont devenues classiques par leurs formes nucléaires dégradées, fig. 76, p. 221 ('). Les nombreux noyaux issus de la scission du noyau ramifié des glandes filières des insectes, avant leur résorption, présentent une ressemblance frappante avec ceux des Chara, fig. 132, C.
Lorsque le noyau entre en activité au moment de la diérèse, il subit parfois, comme nous le verrons, des changements notables dans sa forme générale. C'est ainsi que le noyau enroulé des vorticelles, fig. 62, se raccourcit et se rectifie en s'épaississant pour prendre une forme elliptique régulière, fig. 133. Il en est de même chez les Stentor et en général chez les autres espèces à noyau rubané. Nous devons nous contenter de cette courte indication pour le moment.
Fig. 133 — Gr. : 1.
Vorticelle(fig. 62et69).
Le noyau rubané et tortillé de la fig. 62, p 214, s'est contracté sous la forme d'un ellipsoïde allongé.
(I) Jonow, Bot. Zeit., 1881, taf. VII en donne d'excellentes figures.
MORPHOGRAPHIE DU NOYAU
Fig. 134. — Gr. : DD, 1.
Cellule de la glande génitale larvaire d'une mouche {Masicera veloxj, parasite de la
larve du Liparis dispar.
m : membrane cellulaire.
pr : reticulum plasmatique. On a représenté trois genres de réseau pris sur trois cellules différentes.
7, : enchylema remplissant les mailles du réseau, représenté à part.
n : noyau.
mn : membrane du noyau.
pn : plasma du noyau avec reticulum et enchylema.
bn : boyau de nucléine continu, bosselé, pelotonné, à circonvolutions très nombreuses (on en a omis quelques-unes pour plus de clarté).