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CONDENSATEUR ABBE J I

Cet éclairage consiste en un miroir concave, vt, et un diaphragme d, fig. 4. Le miroir réfléchit la lumière des nuages et la concentre sur l'objet en la dirigeant par le trou de la platine. Le diaphragme, qui se place dans cette ouverture, règle l'introduction de la lumière par les orifices de diverse grandeur dont il est percé. Ce mode d'éclairage suffit dans les cas ordinaires. Mais il . n'en est plus de même pour les observations difficiles, ou pour les forts grossissements. Il faut alors recourir à un condensaieur , afin d'accumukï,; la lumière sur l'objet. Un des meilleurs appareils de ce genre, le' meilleur peut-être, est celui du professeur Abbe ('). Nous l'avons vu en place dans la fig 7. Nous le représentons à part dans les fig. 8 et 9. Pour s'en

Fig. 9.

Coupe longitudinale de l'appareil Abbe, montrant l'installation des lentilles et celle du disque-diaphragme de la fig. 10.

servir, on le glisse dans la coulisse du miroir ordinaire qu'on a pris soin d'enlever, jusqu'à ce que la face plane de la lentille, 5, fig. 9, affleure la surface supérieure de la platine du microscope. Dans cette position le foyer du condensateur coïncide avec l'objet à examiner. La puissance des lentilles 5 et T montre assez qu'elles doivent l'inonder de lumière.

Mais cet appareil a bien d'autres avantages.

(I) Arch. fiir mikr. Anat., Bd IX, p. 496.

Nous avons déjà vu , page 46 , qu'en employant les objectifs à immersion homogène, on peut déposer une goutte d'huile sur la surface plane de la lentile S, pour y faire adhérer le porte-objets.

Le tambour ou la partie inférieure, B,r, réalise en outre les dispositions les plus heureuses. D'abord il sert de diaphragme. En tirant à soi le bouton g, fig. 6, on l'amène en dehors du microscope. On y installe, alors, facilement les disques percés de trous de différente grandeur, fig. 10, qui laissent passer la lumière centrale, ou bien, le disque à milieu plein de la fig. 11, qui ne laisse au contraire arriver

à l'objet que la lumière périphérique et oblique en même temps. Lorsqu'on supprime tout disque, la lumière, affluant par une très large ouverture , noie l'objet et rend toutes ses cellules indistinctes. On n'aperçoit plus alors .dans le champ blanc et uniforme que les parties colorées.

Ce n'est point tout. En tournant sur lui-même le bouton g, on met, B, en mouvement sur une crémaillière, et l'on décentre l'ouverture des disques-diaphragmes : ce qui fait tomber sur l'objet, d'avant

ou d'arrière, un pinceau de lumière oblique. Enfin, toujours à l'aide du même bouton g, on peut imprimer- à la partie, vB,' -un mouvement rotatoire qui promène le pinceau de lumière oblique -à l'entour de l'objet, et qui produit IIIIH ^^^^^ même effet qu'une platine à tourbillon.

On peut voir, sur les figures 8 et 9, qu'il existe un intervalle entre le diaphragme et les lentilles du condensateur. Or, cet interA^alle est L llii permet de glisser, sur le diaphragme,

^cvJlB*^ des verres colorés c\ l'effet d'obtenir l'éclairage

monochromatique, ou bien des lames sensibles de gypse et de mica lorsqu'on se sert de la lumière polarisé.

Le condensateur Abbe se prête du reste admirablement à l'installation du prisme polariseur. Il suffit d'y remplacer les disques du diaphragme par ce prisme lui-même, fig. 12, pour la réaliser.

Fig. 12.

Prime polariseur.

Enfin nous verrons plus loin qu'avec le disque à centre plein de la fig. 11 on obtient facilement le champ noir.

Ainsi le condensateur Abde , outre qu'il concentre sur l'objet une très grande quantité de lumière, réalise admirablement tous les genres d'éclairage, et permet au micrographe d'installer avec la plus grande facilité une foule d'instruments accessoires. Il est indispensable en cytologie.

Pour éviter toute perte de temps on peut le laisser à demeure sur le microscope : on s'en servira avantageusement pour les observations courantes.

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