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ÉCLAIRAGE

installé pour photographier dans ce genre d'éclairage. Ce prisme donne d'excellents résultats avec les objectifs moyens et forts ; quand on se sert d'objectifs faibles, la cuvette à oxyde de cuivre ammoniacal est suffisante.

La lumière électrique, renfermant beaucoup de rayons bleus et ■ violets , peut remplacer la lumière précédente dans beaucoup de circonstances. La petite lampe électrique deSwAN, à incandescence dans le vide , convient parfaitement pour la microphotographie.

On peut aussi photographier dans la lumière polarisée. A moins de posséder un héliostat, il vaut mieux alors recourir à la lumière artificielle , car la pose est assez longue même en employant l'oculaire. La lampe de Swan paraît donner de bons résultats. Une lampe au pétrole , à bec circulaire du plus fort calibre, peut aussi servir, à la condition qu'elle soit alimentée par du pétrole rectifié.

Lorsqu'on désire photographier à l'aide de la lumière polarisée monochromatique , on se sert du spectropolariseur de RoLLETT (p. 63), modifié par DiPPEL, fig. 22(').

Cet appareil s'installe , comme le prisme de Hartnack, dans le stibstage du microscope, fig. 21. On doit emploj^er en même temps l'analyseur Abbe, fig. 16, p. 62.

On se sert en microphotographie de plaques sèches au gélatino-bromure.

Nous n'entrerons pas dans les détails techniques des opérations que nécessite la mi-

Fig. 22.

Spectropolariseur de Zeiss.

(') Voir : DiPPEL, Das Mikroskop; — Journ. of the r. micr. society, i883; — Améric. monthly journal, i883.

crophotographie : dire peu sur un pareil sujet, serait ne rien dire. Il est nécessaire, pour réussir, de recourir aux ouvrages spéciaux et de s'exercer à la pratique de certaines manipulations délicates, en particulier de celles qui concernent l'éclairage et la mise au point. N'oublions pas cependant que pour faire de la microphotographie avec succès il faut être micrographe. « Pour bien réussir, dit Moitessier ('), « dans les expériences de cette nature , il est beaucoup plus indis- « pensable de posséder à fond les connaissances qu'exige le maniement « du microscope que d'être initié aux manipulations, cependant déli- « cates, de la photographie. S'il est toujours possible de s'aider du « secours d'un photographe habile , on n'obtiendrait jamais que des « résultats bien défectueux, si l'on n'était capable d'apprécier d'une « manière complète tous les détails qui sont du ressort du micrographe ». Aussi, s'il ne dirige lui-même les opérations, en particulier la mise au point, le savant cherchera-t-il en vain sur l'épreuve l'objet ou le détail qu'il a voulu faire représenter.

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