OBJETS DIVERS
peuvent évidemment servir pour la dissection au microscope, qui exige la lumière transmise. On les remplace facilement par un porte-objets, bordé d'un mur de paraffine ayant un demi -centimètre de hauteur. Cette cuvette improvisée est également nécessaire pour disséquer à l'œil nu sur un fond coloré; on la dépose alors sur la mosaïque de la table (p. 82).
Quant au rasoir tout le monde sait qu'il est l'outil indispensable du micrographe : aussi est-il nécessaire de choisir les meilleurs parmi les bons, dit M. Schacht. En général les rasoirs seront aussi évidés que possible; un seul rasoir à lame plate d'un côté et évidée de l'autre suffit amplement.
Une petite seringue de Pravaz rend les plus grands services; elle est nécessaire pour injecter divers réactifs à l'intérieur des animaux vivants ou dans leurs tissus. Deux ou trois canules fines, en or ou en platine — pour résister à l'action des réactifs — sont suffisantes.
Dans une foule de circonstances on doit préparer soi-même les réactifs microchimiques. Or, ceux-ci n'étant souvent que des mélanges de plusieurs corps faits en proportion déterminée de poids ou de volume, il devient nécessaire de posséder une balance de précision et quelques éprouvettes et pipettes graduées. Sans cela , on serait forcé de recourir constamment aux droguistes et aux chimistes. On conçoit sans peine les inconvénients qui en résulteraient.
Il est bon enfin, ne fût-ce que pour chasser l'air des préparations végétales, de se procurer une petite pompe pneumatique. On peut se la fabriquer sans frais : on utilise à cet effet un gros tube à essai à parois épaisses , auquel on adapte un piston muni d'un soupape s'ouvrant de bas en haut. On dépose les coupes dans une liquide approprié au fond du tube : en abaissant le piston l'air s'échappe ; en le relevant, la soupape se ferme et l'air sort des coupes pour se répandre dans le tube.
Il n'est pas rare qu'on soit obligé de chauffer les objets soumis à l'observation microscopique. C'est une pratique peu recommandable que celle qui consiste à les chauffer par le trou de la platine, à l'aide d'une mince bougie : on risque de détériorer le microscope et l'on ne peut d'ailleurs, par ce moyen, apprécier le degré de température auquel l'objet est soumis. Max Schultze a imaginé un appareil commode pour ce genre d'observations. Il consiste en une plaque métallique qui s'adapte à la platine du microscope et qui est munie d'un thermomètre. Nous renvoyons le lecteur à la description détaillée que M. Schultze en a donnée lui-même (').
(') M. Schultze, Ein hei:[barer Objecttiscli und seine Denvendung , etc. Archiv. f. mik Anat., t. I, i865. — On peut en lire aussi la description dans Frey, Das £Mileroskop, p. 66, et dans Ranvier, Traité tecim. d'Hist., p. 40.