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V. Entretien des instruments

Pour terminer, disons quelques mots sur l'entretien du laboratoire. La propreté est une des grandes qualités du micrographe. Il peut travailler dans un taudis, mais il ne peut travailler avec des instruments salis et détériorés. Il fera bien de porter surtout son attention sur les porte-objets et les verres-à-couvrir , ainsi que sur les instruments d'optique.

Avant chaque préparation, les lames et les lamelles doivent être nettoyées. La chose ne prend guère du temps, à la condition d'avoir à côté de soi une soucoupe renfermant de l'eau alcoolisée, ou de l'eau acidulée par quelques gouttes d'acide chlorhydrique. Lorsqu'on a épuisé une préparation, on l'y dépose. Pour utiliser les verres à nouveau, il suffit de les frotter, au moment de s'en servir, avec un linge en toile bien propre. Les verres rayés ou corrodés sont mis au rebut, car on pourrait prendre les stries qu'ils portent pour des détails réels des objets.

(1) Inédit.

(2) Inédit.

(3) H. v. MoHL, Micrographie, p. 335.

(•») ScHAGHT, Le microscope, p. 264. —Voir dans Behrens, Hilfsbiich, etc., p. 180, les diverses méthodes de préparation, et les diverses formules employées depuis.

(5) Sanio, Bot. Zeit. i863, a indiqué l'acétate de potassium comme liquide conservateur des préparations végétales. - On y a ensuite ajouté la gomme (L. Buch, Journal « Isis «, no 14, 1879). Voir Hoyer, qui donne une bonne formule de cette liqueur, Beitrage hist. Tec/in., Biolog. Centralb., 1882-83, p. 23.

MATÉRIAUX d'Étude 97

Quant aux instruments d'optique, ils sont fort délicats ; ils exigent par conséquent les plus grands soins.

1° On doit les préserver des vapeurs acides. Les réactions chimiques, à dégagement gazeux, ne peuvent généralement se faire près des microscopos : telle est la macération de Schulze qui donne lieu à un dégagement considérable de vapeurs nitreuses.

2° Les instruments dont on ne se sert pas journellement sont tenus dans leurs boîtes; ceux qui sont d'un usage habituel, comme les microscopes de travail, sont recouverts d'une cloche garnie d'une chenille de soie pour interdire tout accès à la poussière. On fera bien de ne pas enlever l'oculaire, lorsqu'on laisse l'objectif à demeure.

3" Pour nettoyer les lentilles souillées on les frotte doucement avec la batiste vieille, bien propre et humectée d'alcool. L'usage des peaux et des pinceaux est prohibé, parce qu'ils encrassent les lentilles. A défaut de batiste, on peut user d'un bâton de moelle de sureau à surface rafraîchie , avec ou sans alcool ; ce moyen est surtout utile pour nettoyer les prismes.

On peut dévisser les lentilles des oculaires pour les nettoyer; mais il est prudent de n'enlever celles des objectifs que le plus rarement possible; en tout cas, lorsqu'on les remet en place, il faut rétablir les repères dans leur position première.

4° Lorsqu'on emploie les réactifs, on évite autant que possible de le faire sans yerre-à-couvrir , ou de laisser, après l'examen, la préparation séjourner sur la platine. On se garde bien aussi de plonger les objectifs dans les menstrues, par une fausse manœuvre : si cet accident arrive, on lave immédiatement la lentille avec un linge trempé dans l'eau distillée, dans l'eau ammoniacale ou dans l'eau alcoolisée.

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