ACHÈVEMENT DES PRÉPARATIONS
créosote. Nous chauffons pour dérouler complètement les coupes. La paraffine est enlevée par la térébenthine pure et la laque elle-même, par un mélange d'alcool et de térébenthine (').
D. Achèvement de la préparation.
Voilà donc nos objets préparés sur le porte-objets. Pour arriver à ce résultat, nous avons emploj'é divers procédés. Certains objets isolés ou peu voliimineux n'ont demandé qu'à y être transportés; d'autres ont exigé une dissection, ou une dissociation compliquée parfois de macération ; d'autres enfin ont dù être débités en lamelles transparentes à l'aide de la meule, du rasoir ou du microtome. Il leur manque peu de chose pour être aptes à l'examen microscopique. En effet, la plupart d'entre eux sont déjà dans une goutte de liquide : l'eau , le sérum, un liquide réactif, etc.; seules, nos coupes font exception. Pour les premiers, il nous suffira de les recouvrir d'une lamelle. Quant aux coupes , il y a lieu de distinguer. Les coupes qui ont été pratiquées sur des objets frais, sur des objets durcis et conservés dans l'alcool , ou enfin sur des objets enrobés dans la gomme et le savon, pourront être traitées comme les objets précédents : nous n'aurons qu'à choisir le liquide qu'il conviendra de leur appliquer, suivant le but que nous nous proposerons en les étudiant. Mais il n'en est plus de même des coupes exécutées sur les objets enrobés dans la paraffine ou dans le blanc de baleine. Les dissolvants que nous avons employés pour enlever leur gangue les imprègnent , et ces liquides ne sont pas miscibles à l'eau. A moins de les ramener à l'état où ils se trouvaient avant leur enrobage, il ne nous reste qu'un moyen pour les préparer à l'examen , c'est d'avoir recours à une goutte de ces dissolvants eux-mêmes, ou d'un autre corps qui s'y mélange intimement ou s'y dissout. C'est généralement ce moyen qu'on emploie. On transforme ainsi la préparation en préparation durable , comme nous allons le voir dans l'article suivant.
Il est possible cependant de ramener les coupes à leur état primitif, ce qui est important parfois, en particulier lorsqu'on désire les traiter par les réactifs colorants. Voici comment il faut s'y prendre. On suit la méthode inverse à celle qui nous a servi pour les imbiber de paraffine. On commence donc par les placer dans un mélange d'alcool et d'essence de térébenthine où celle-ci prédomine; puis insensiblement on arrive à l'alcool pur. Alors, il est facile de les traiter par l'eau et par les dissolutions aqueuses des réactifs colorants, l'eau se mélangeant intimement avec l'alcool.
(î) Les diatomistes trouveront détaillée dans les Bulletins de la soc. belg. de Microsc, i883, l'excellente et très ingénieuse méthode de notre ami, M. Barré, pour aligner des centaines de diatomées sur le même slide.