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C. Traitement des coupes

Les coupes achevées, on les transporte sur le porte-objets. On se sert à cet effet d'un pinceau, d'une spatule, de la lame d'un scalpel Tous les moyens sont bons, pourvu que les préparations ne soient pas lésées. Ensuite, lorsque les coupes ont été faites sur des objets enrobés, on en dissout la gangue. Le savon s'enlève par 1 alcool la gomme par l'eau, la paraffine ou le blanc de baleine par le chloroforme, la térébenthine, le naphte, etc. C'est à bon droit que M. Gaule () à préconisé le xylol pour cet usage : cette substance enlève en quelques instants jusqu'à la dernière trace de paraffine. L'emploi de ce liquide est d'autant plus précieux que son mélange, en parties égales, avec le baume du Canada constitue un excellent meditm pour inclure définitivement les préparations, comme nous le verrons bientôt.

Lorsqu'on veut monter un nombre plus ou moins considérable de coupes sur un slide , il faut les y fixer pour pouvoir enlever la paraffine par un dissolvant et y déposer les cover, sans crainte de les déranger, de les ' bouleverser. Or, on a trouvé depuis peu d'excellents procédés pour immobiliser les coupes. Gaule se contente de les presser et de les aplatir avec un pinceau mouillé d'alcool à 60 pour 100; après l'évaporation de l'alcool, elles sont solidement adhérentes au verre. Giesbrecht 0 enduit le slide d'une mince couche de résine laque dissoute dans l'alcool absolu. Avant d'y déposer les coupes, on chaufi"e et on passe un pinceau trempé dans l'essence de girofle pour ramollir la surface laquée. Frenzel (•') se sert dans le même but d'une dissolution de gutta-percha dans le chloroforme ou la benzine, et Threlfall {*) emploie une dissolution de caoutchouc dans la benzine ou le chloroforme. Les coupes étant déposées sur le slide, il suffit de chaufi'er jusqu'au point de fusion de la paraffine pour les faire adhérer. C'est avec raison que Schaellibaum, de son côté, a préconisé l'emploi du collodion dissous dans l'essence de girofle ou de lavande. Les coupes, une fois fixées, peuvent être traitées par l'essence de térébenthine, le chloroforme, l'alcool et l'eau, sans crainte de les détacher. On les colore ensuite facilement, et on peut les inclure dans la glycérine, la liqueur de Ripart et Petit, etc., aussi bien que dans le baume ("). Nous trouvons cette méthode excellente.

Il y a longtemps que nous pratiquons un procédé analogue aux ' précédents. Nous plaçons nos coupes dans une goutte, fraîchement étendue, de gomme laque dissoute dans l'alcool et additionnée de

(1) Gaule, Arch. f. Anat. und Phys., Phys. Abth. 1881, p. i56.

(2) GiESBRECHT, Mctliode s;ur Anf. r. Scrien-Pràp. ; Mitth. Zool. Stat. zu Neapel, 1881, p. 184.

(3) Frenzkl. Zool. Anz., i883. — Aussi dans Joitni. Micr. Pelletan, i883, p. 438, (■•) Threlfall, Zool. Anz., i883. — Dans Pelletan, môme page.

(^) H. Schaellibaum, Ueber ein Dcrfàhven mikr. Schnitte auf d. Objecttr. fixiren, etc.; Archiv f. mikr. Anat.j tom. XXI, i883, p. 689.

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