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JEUX DE LUMIÈRE

Plus réfringents ou les corps pleins, le point lumineux se montre en Lvaif le'tube et sur le' c6té tourné vers le ^^^^^l'J^^

l'ombre apparaît sur le côté opposé. Dans les corps qui au heu d être phlriques sont cylindriques, le point de plus vif éclat es remplace

par une ligne lumineuse; mais à part ce détail, tous les phénomènes

sont les mêmes.

M Pelletan (0 donne un excellent conseil aux commençants en les engageant à étudier des bulles d'air, des globules de graisse ou d'essence dans divers milieux, pour se familiariser avec les apparences diverses qu'ils y prennent. « Les observations que l'on fera ainsi soi- « même, dit-il, seront beaucoup plus instructives que toutes les des- « criptions qu'on en pourrait lire. »

Les faits que nous venons de relater ont une grande importance, car ils sont de nature à trancher une foule de questions qui se présentent journellement dans l'observation microscopique. C'est grâce à ces données que nous pouvons distinguer les mamelons et les saillies , des enfoncements et des creux; reconnaître si une aiguille cristalline, une spicule, est pleine ou vide. Elles nous rendent compte en outre des phénomènes présentés par les globules d'huile ou de graisse, par les grains de fécules, les cristaux calciques, les vacuoles, les ponctuations aréolées des cellules ; elles nous expliquent les apparences des trachées des insectes et des vaisseaux des plantes, des ponctuations canaliculées des os des animaux et du scléroderme des végétaux, des méats intercellaires , apparences dues à l'air qu'ils contiennent et qui leur donne des contours noirs et sombres.

Il est bon cependant dans certains cas particuliers, de pouvoir éliminer, ou du moins atténuer toutes ces apparences ou illusions d'optique. D'après ce que nous venons de dire, il est évident que le meilleur moyen de les faire disparaître toutes serait l'emploi d'un véhicule ayant à peu près (^) le même indice de réfraction que les objets à étudier : l'alcool, la glycérine, les essences, rendent service sous ce rapport, dans bien des occasions.

Lorsque ce moyen n'est pas applicable, on emploie d'autres expédients. C'est ainsi qu'en recourant aux objectifs plus puissants, on atténue souvent les effets lumineux; du reste, par cela seul que les phénomènes lumineux varient avec les divers systèmes employés, on acquiert la conviction qu'ils ne correspondent à rien de réel. Un excellent moyen de les amoindrir est de colorer fortement les objets à l'aide d'un réactif approprié : leur image tranche alors nettement sur la rétine, à la façon des corps opaques, et la plupart des illusions s'évanouissent.

(') Pelletan, Le microscope, p. 192.

(2) Nous allons voir que si l'indice de réfraction était tout-à-fait le même, les objets y deviendraient invisibles.

i36 ILLUSIONS d'optique

Il arrive parfois que les franges de diffraction ou les cercles concentriques qui accompagnent les objets sont de nature à nuire à l'observation. Cet inconvénient se présente surtout dans l'étude de la membrane cellulaire. On peut alors avoir recours à la lumière monochromatique, spécialement à la lumière jaune. En effet ce mode d'éclairage multiplie beaucoup les cercles de diffraction , tandis qu'il ne multiplie nullement les images réelles des couches membraneuses.

Enfin dans les cas rares où les reliefs se distinguent difficilement des creux , on emploie l'artifice suivant. On place l'objet dans un véhicule dont l'indice de réfraction est beaucoup plus considérable ; dans ces conditions l'image de l'objet est renversée, en ce sens que les creux, maintenant occupés par le menstrue, deviennent des reliefs , et vice- versa.

2° Illusions d'optique.

L'observateur doit savoir qu'il est certaines images formées dans son œil et reportées à la distance de la vision distincte, mais qui n'ont rien de commun avec la préparation elle-même. ■ Ces images sont connues sous le nom de mouches volantes. Ce sont tantôt des taches brillantes ou irisées passant du rouge au vert, tantôt des globules ou des filaments droits ou spiralés, se présentant sur un ou plusieurs plans. Ce sont là des phénomènes entoptiques et purement subjectifs. On s'en assure facilement en faisant mouvoir la préparation ; les images entoptiques ne suivent pas le mouvement ou bien elles offrent une translation en sens contraire, et dans tous les cas indépendante. Enfin, après avoir enlevé la préparation, elles n'en persistent pas moins dans l'œil qui regarde au microscope (').

ARTICLE TROISIÈME

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