VISIBILITÉ DES OBJETS
beaucoup plus difficiles â résoudre dans le baume (. 525) que dans leau et que dans l'air surtout. En général, il faut due que la visib Uté d'un objet submergé est d'autant plus grande que son mdxce de réfraction d.ffére davantage de celui du liquide où ^ - t^-- On comprend tout l'intérêt que trouve le micrographe à rendre les objets aussi visibles et aussi distincts que P"^^!^.!^- .^^ '^^^J que nous venons de dire, il peut augmenter leur visibilité de deux manières : par l'emploi d'un véhicule dont l'indice diffère davantage de Xi de l'objet, ou bien, par l'élévation de l'indice de ce dernier, à l'aide de la coagulation ou d'un réactif convenable. Il a recours à l'un ou l'autre de ces moyens suivant les circonstances.
lo C'est ainsi qu'au lieu d'examiner les diatomées dans le baume, il les examinera dans l'air ou dans l'eau. Ailleurs au heu de l'eau il se servira de l'alcool (1,372), de la glycérine (1,475) ou dune liqueur glycérinée, qui ont tous un indice plus élevé. Enfin si les objets s'y prêtent, il pourra les observer dans des substances qui ont un indice de réfraction très considérable : dans le sulfure de carbone (i 678) l'huile essentielle d'amandes amères (i,6o3), l'essence dams (i'536'à 1,601) ou de cassia (i,63i), dans la naphtaline monobromée (1,658) 0, ou comme l'a indiqué M. Van Heurck (^), dans le styrax et le liquidambar ( 1,652).
Ces divers corps sont surtout employés avec les objectifs à immersion homogène. Pour donner tout ce qu'on est en droit d'en attendre, ces objectifs exigent l'emploi d'un véhicule dont l'mdice de réfraction est au moins égal à celui du crown-glass (i,5) : tel est le baume du Canada, la laque de dammar, etc.
Mais comme nous venons de le voir, les préparations qui sont incluses dans ces résines perdent de leur visibilité, lorsque leur indice approche de i,5, comme c'est le cas pour les diatomées. Pour faire disparaître cet inconvénient, il faut les inclure dans l'une ou l'autre des substances à indice élevé dont nous venons de parler.
En biologie on n'a pas encore eu recours à ce procédé. On pourrait l'appliquer parfaitement à toutes les préparations qui sont destinées à l'inclusion balsamique, et il est bien probable que les fins détails de structure y seraient plus visibles que dans ce dernier milieu, parce que la différence entre les indices deviendrait beaucoup plus considérable.
2° Au lieu de toucher aux véhicules, nous avons dit qu'on pouvait augmenter l'indice des objets eux-mêmes en les coagulant et en augmentant ainsi leur densité. On obtient ce résultat par le fait même qu'on se sert des réactifs fixateurs : acide osmique, liqueur de Ripart et Petit, et autres.
(1) DippEL, Botan. Ccntralb., 1880, 1147.
(2) Van Heurck, Bullet. de la soc. belg. de micr.; juin, i883.
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II, Mais après avoir épuisé ces deux facteurs de la visibilité des objets transparents, le cytologiste n'est pas encore à bout de ressources. Il emploie tous les jours d'autres moyens qui, pour être moins directs, n'en sont pas moins efficaces. D'une part en diminuant la transparence des objets , d'autre part en dégageant les uns des autres les divers éléments de la cellule, il les rend plus saisissables et plus apparents.
1° Nous venons de parler de réactifs coagulants. La plupart de ces réactifs ne font pas qu'élever l'indice de réfraction, ils rendent aussi les objets plus opaques, et partant leur image plus distincte sur la rétine. Les réactifs colorants sont également un auxiliaire précieux qui agit dans le même sens : les corps colorés en jaune, en rouge , en vert, etc. , ne laissent arriver à la rétine que certains rayons qui y forment une image, nettement distincte du pourtour qui est autrement ébranlé par la lumière blanche ou par des rayons d'une autre teinte.
2° En second lieu il ne faut pas oublier que la coagulation peut séparer divers éléments, jusque là 'indistincts et confondus en une masse homogène à cause de la grande similitude de leur indice de réfraction ; c'est le cas pour le reiimlum et Venchyleim, et aussi pour les divers éléments du noyau, dans un grand nombre de cellules fraîches. En dégageant ces éléments les uns des autres à l'aide des réactifs, on les met naturellement en évidence et l'œil les saisit plus facilement.
Dans bien des cas, on peut aussi recourir à un expédient plus énergique, à la dissolution partielle. Ce procédé consiste, comme son nom l'indique, à dissoudre et à enlever certains éléments de la cellule, sans toucher à d'autres qui se trouvent ainsi mis à nu, de cachés et dérobés qu'ils étaient au milieu du contenu cellulaire. Nous aurons souvent l'occasion d'user de ce précieux moyen d'investigation ; qu'il nous suffise pour le moment d'en donner quelques exemples. Le réactif de Millon fait disparaître tous les grains de fécule, sans toucher aux matières albuminoïdes ni, par conséquent, au nticulmi plasmatique. L'acide sulfurique anglais enlève le squelette cellulosique des membranes, et laisse en place leur squelette inscrutant. Les alcalis dilués et les acides forts, en particulier l'acide chlorhj'drique , dissolvent instantanément le boyau nucléinien du noyau, en respectant son veticultmt et son enchylenia qui frappent l'œil le moins exercé. On peut pratiquer beaucoup d'autres opérations analogues dans les cas difficiles et embarrassants où elles rendent les plus grands services.