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DU SENS DE L'ODIE

La plupart des poissons ont pour organes de l'ouïe des ampoules pleines de liquide et imparfaitement divisées par une cloison incomplète, sur laquelle s'étalent les terminaisons nerveuses. La face interne de la paroi est tapissée de cellules épittiélialeB cylindriques. Au-dessous se trouvent d'autres cellules envoyant des bâtonnets entre les cellules épithéliales. A leur base, ces cellules émeltentdes filaments fins, qui semblent en relation avec les nerfs (fig. 104). Ce serait une structure très-analogue à celle dr; la membrane olfactive.

Chez l'homme et les vertébrés supérieurs, l'organe auditif se compose, comme on le sait, de trois parties (fig. 1(15), ^- ^^^^

savoir : l'oreille extf rne, corn- prép,rstio„ mictoeropique pr™ sur u prenant le pavillon de l'oreille «'oi™" ^" r»mpouie auduiie de u

et le conduit auditif externe luli» cylindriques à noyau, formuDl

fermé par la membrane du ^0''™^™™'"™^^!! ùCtn'îi''flnî tympan ; l'oreille moyenne , ei repowDi «ur le cttuuge («versé composée de la caisse du tym- ^nMt*pn'd™"™rô"MUonri^I-

pan communiquant avec la fines, g; la» psmiflcatLoni ^ cphU-

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et traversée par la chaîne des toencenl les«llul8i a noy»u e, dont

osselets; enûn l'oreille pro- tu», a M^Bgag°a« en"^ les'ïeifonde, constituée schémati- lui»» " de répiihéiium, quement par une ampoule pleine de liquide et contenant des otolithes. On sait aussi que cette oreille profonde se subdivise en veitibule, canaux semi-circulaires, et en une partie roulée en spirale, le limaçon. La portion fondamen-

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taie de tout cet appareil compliqué est évidemment l'oreille profonde, dans laquelle se trouvent les Glets terminaux du nerf auditif. Les autres parties sont accessoires et manquent plus ou moins complètement chez beaucoup de vertébrés. L'oreille profonde elle-même se simpMe de plus en plus, k mesure que l'on descend

eilorne; TyM, membrane du tympin marteau (MalLeue); ASC. PSC, ESC, c poat&riBun et eit«rDeBi Cnc, lïmasoi <

dans la série. Ainsi les mammifères aquatiques et les oiseaux n'ont pas d'oreilles externes. L'oreille moyenne disparaît graduellement chez les reptiles et les amphibies. Déjà, chez les mammifères inférieurs, le limaçon se déforme. Au lieu du limaçon en spirale, les oiseaux ont un petit sac pyriforme. ]L faut noter ce dernier fait complètement en contradiction avec les théories modernes sur le

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r&le du limaçon chez l'homme, où il attrait surtout pour foDction d'apprécier les soits musicaux. Un pareil orgatie devrait donc être très-développé chez les oiseaux chanteurs. Plus de limaçon dans l'oreille'interae des reptiles et des poissons. Les poissons les plus inrérieurs n'ont mSme plus de canaux semi-circulaires, et par conséquent leur oreille se rapproche beaucoup de celle des invertébrés.

De ce rapide résumé anatomique, il ressort manifestement, que la partie vraiment essentielle de l'organe de l'ouïe est l'oreille profonde , c'est-à-dire une vésicule pleine de liquide tenant en suspension des otolithes et cil aboutissent les filets terminaux du nerf snditif. Le choc des ondes sonores aériennes met en mouvement le liquide de l'ampoule auditive, et les vibrations des molécules de ce liquide ébranlent et impres- ^onnent les filets du nerf auditif. Chez les mammifères supérieurs et l'homme, ces filets sont très-nombreux ; aussi l'ampoule auditive s'est compliquée : elle est munie d'appendices, de canaux circulaires et surtout du labyrinthe, c'est-à-dire d'un prolongement titbuleitx cylindroïde, roulé sur lui-même en spirale et dont les tours vont en décroissant graduellement (fig. 106). Les filets nerveux auditifs pénètrent dans la tige de ce limaçon et en sortent successivement, en s'étalant dans la cloison, qui sépare les uns des antres les tours de spire. Ces filets nerveux du limaçon sont composés de fibres nerveuses, qui, d'abord blanches et à double contour, se continuent avec des cellules ganglionnaires, deviennent ensuite fines et pâles, et enfin aboutissent à de petites cellules émettant chacune un filament extrêmement fin , une sorte de b&tonnet auditif.

Gomme les tours de spire du limaçon vont en décroissant, la longueur des filets nerveux terminaux diminue aussi graduellement, et leur arrangement régulier rappelle

assez celui des cordes d'une harpe ou d'un piano, auqiiel on les a souvent compurés. Un organe accessoire, l'organe de Gortl, logé dans la cloison spirale elle-même, a été comparé au clavier de ce piano vivant. Mais les libres nerveuses ne vibrent point à la manière des cordes, el la portion de chacune de ces fibres , incluse dans la cloison du limaçon, ne représente qu'une très-faible partie de la fibre totale. L'analogie est donc forcée. Rien ne prouve que, dans leur ordre de décroissance, chacune de ces

fibres soit affectée à la perception d'un ton spécial de plus en plus haut, et la construction spirale du limaçon peut très-bien n'être qu'un artifice organique, ayant l'avantage de fournir à l'épanouissement des filets nerveux une surface relativement grande sous un petit volume. Il n'en est pas moins certain que l'oreiile de l'homme trie les tons et demi-tons musicaux avec une grande facilité; mais des observations d'anatomle pathologique prouvent que cette faculté d'apprécier les sons musicaus peut per< sisler après la destruction du limaçon. Enfin, comme

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