DU SENS DE LA TUE
deax d'accommoder les moyens aux fins, etc., etc. Nous savons aujourd'hui, que, considéré comme appareil d'optique, l'ceil est un assez bon instrument, nullement parfait d'ailleurs. D'autre part, l'analomie comparée et l'embryologie nous prouvent, qu'en dépit de sa construction compliquée, l'œil n'est, au même titre que tous les autres organes, que le résultat d'un lent travail de perfectionnement et d'accommodation.
En effet, l'œil rudimentaire n'est qu'une simple tache de pigment noir, reposant sur des éléments nerveux. Tel il est chez les méduses inférieures, ot l'on trouve, & la base des tentacules, des taches pigmentaires; ces taches sont bien le premier rudiment des yeux; car parfois on y rencontre des baguettes crislalliformes. D'autres fois, la construction de l'ap- JE pareil optique fait un pas de plus, et l'on rencontre sur les amas ''«■ to'de pigment un corps '^''^"""«'"'''^^'"^''""'rr"'^^"'*'^"
transparent et ré- a, putîn libre du bom de laDimsl pUcèe fringent ( fig. 107). oDtrelBafrsngeB découpée. d« " Chez certaines esp^ e, sacà'cr'isUuï; /.pigment
ces, des faisceaux ner- t™™» ^b 'onuue.
veux pénHrent manifestement dans la capsule (1). Beaucoup de planaires ont d'abord , à l'état embryonnaire, des taches pigmentaires à la place où seront plus tard des yeux avec baguettes ou cônes cristallins. L'absence
(1) Pour toutes ces quesUana d'aDstomie évolutive, consulter «artcut le Uaniul d'anatomie comfarU de Gcgenbaur, nu dea rares traités rédigés courormémeat aux données de k théorie du trans' formisme. *
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OU la présence des organes de 1h vision est souvent subor-
donnËe au genre de vie. Les yeoï, par exemple, manquent
parfois chez les annélides vivant dans l'obscurité. Ces organes n'oat pas, dans ce cas, été objet de sélection et de différenciation, parce qu'ils étaient inutiles.
Les yeux des astéries sont situés k l'extrémité des rayons. Ce sont des corps sphériijueB reposant sur une masse nerveuse. Us sont entourés d'une enveloppe de pigment et recouverts d'une cuticule épithéliale.
Les organes visuels se rencontrent dans la classe des mollusques, à tous les degrés de développement. Ils sont absents chez les mollusques fixes. Certains de ces derniers, qui, à l'élat de larve mobile, avaient des yeux, les perdent, par dégradation organique, alors qu'ils sont devenus immobiles. Certaines espèces de lamdlibranches ont, pour organes de la vision tantôt des taches pigmentaires, tanlflt des orgiines brillants, disséminés sur le bord du manteau et recevant des nerfs.
Les yeux des céphalopodes et des céphalophares sont toujours au nombre de deux et ordinairement placés à la base des tentacules, parfais à l'extrémité de tentacules spéciaux. Ils sont d'ailleurs très-irrégulièrement développés. Tantôt ce sont de simples taches pigmentaires situées sur le ganglion œsophagien ; tantôt, par exemple, chez les héléropodes , ce sont des organes complexes, comparables aux yeux des vertébrés. Ils reposent alors sur un renHeraent nerveux ganglionnaire, ont une rétine, une couche de b&tonnets optiques, séparés de la couche profonde de la rétine par une strate pigmentaire. Sur cette rétine repose une sorte de corps vitré, en avant duquel est une lentille recouverte par une cornée. Un mince tégument enveloppe tout l'appareil. L'œil de la sépia est construit sur ce plan, mais avec une grande perfection (fig. 108).
En résumé, l'œil complet se compose d'abord de b&lon-