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rente, d'autre part. Nous n'avons pas ici à décrire, dans tous ses détails, la structure complexe de la rétine de l'œil des vertébrés. En résumé, cette rétine est formée de bâtonnets reliés en arrière à des cellules, où paraissent aboutir les fibres nerveuses optiques (Qg. US).
Si l'on veut bien faire abstraction des parties accessoires, l'ceil de l'bomme ne dif(%re pas esseuliellement de celui des arthropodes. Cbacua des b&tonnets de la rétine humaine est comparable à l'un des volumineux bâtonnets optiques desiusectes, etc. «etrœil des mammifères peutêtre rapproché de l'œil composé, k cornée unique de beaucoup d'arachnides. Nous trouvons donc ici encore un fond uniforme sous une apparente variété.
Mais on peut généraliser bien davantage. En effet, il y H une grande analogie de conformation dans les terminaisons des libres nerveuses seusitives. Pouf les fibres optiques, auditives, olfactives spécialement, la ressemblance morphologique est frappante. Chacune de ces fibres aboutit, il la périphérie, à une cellule reliée elle-même à un organe spécial , à un bâtonnet, dont la fonction vraisemblable est de trier, parmi les vibrations moléculaires du inonde ambiant, celles qui sont adaptées à la sensibilité spéciale de la fihre qu'il termine. Les organes des sens b. structure compliquée, comme l'œil et l'oreille, ne sont que des appareils accessoires, qui rendent plus facile la fonction du bâtonnet, en concentrant sur lui [el ou tel genre d'excitations. En effet, à mesure que l'on descend dans la série animale, on voit les appareils, les organes des sens, se simplifier et même disparaître, en laissant à nu les terminaisons nerveuses et leurs bâtonnets.
Quant aux Qbres tactUes et aux Obres gustatives, qui n'en sont qu'une variété , leur fonction est beaucoup plus simple ; aussi elles n'ont point ordinairement de cellules terminales. Elles n'aboutissent pas non plus à de vrais
Fip. llî.
L, — Eléments de la rétine.— Le iHillii iioli dta Bbres d'uipui : a, membrane
e. tibreB d'appui verticales, à proloDgËmenie lBléraa:c, et noyaux intercalés (c'}, viKiblea surtout dans les cauches moyepueB; a, couche intârmé-
fibras d^ppui prennent naissance.
), les éléments neneui de la rétjue isolés : b, blIonneU à grunnles externes {b'); c, sAnee ttvea leurs ^''^nuleB (c') ; d, couche intermédiaire ï
fibres nerrensea surBoe* dans la couche molécnlaire; k, cellnfés ganglionnaires ; A'j ûbrea oerreoseB qui s'y rendant ; z, flbrea da nerf optique.
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bâtonnets, mais à des corpuscules, des saillies dermiques, des appendices de Torme variée.
La nature des sensations transmises aux centres nerveux conscients par les fibres sensitives est, du reste, tout à Tait indépendante des appendices et appareils terminaux. En effet tout nerf sensible, excité sur son trajet, éveille dans les centres nerveui uniquement et spécialement le genre de sensation, qu'il a fonction de provoquer. Toute excitation physique, mécanique, chimique, etc., toute lésion, piqûre, contusion, section d'an nerf sensible, ont pour contre-coup , dans les centres nerveux, des sensations tactiles ou douloureuses, gustatives, oiractives, auditives, opUques, suivant que le nerf touché est affecté au tact, au goût, h l'odorat, à l'ouïe on à la vue.
II nous reste maintenant, après avoir passé en revue les organes périphériques de la sensibilité, les appareils collecteurs de sensations, à nous occuper des centres récepteurs, des parties nerveuses, où l'ébranlement mécanique des fibres sensitives terminales détermine un fait psychique, un pbënomËne de conscience. On a fait, dans ces derniers temps, quelques efforts malheureux pour appliquer ici la théorie de la transformation des forces. Mais il n'y a point là de transformation de mouvement molëculaire dans le sens habituel de l'expression. Quand une ondulation lumineuse vient ébranler les nerfs de la rétine, la sensation centrale, qui en résulte, n'est nullement une transformation directe de la vibration éthérée. Cette ondulation a été simplement la cause occasionnelle de toute une série de phénomènes physiologiques , ayant pour vraie raison d'être l'oxydation nutritive des tissus. L'ébranlement mécanique des extrémités nerveuses sensibles joue, dans la sensation, le rôle de la détente dans une arme h feu. Or persouie ne songe à voir, dans la défia-
gration de la poudre et la propulsion de la balle qui succèdent au choc de la détente d'un fusil, la transformation directe du mouvemeiit opéré par cette détente. Il serait tout aussi peu logique de vouloir retrouver, dans le phénomène conscient de la sensation, l'ébranlement mécanique, qui a mis en jeu l'appareil sensitif. Dans l'arme à feu et dans le système nerveux, le ctioc extérieur a simplement déterminé une perturbation d'équilibre ; il a déchaîné des forces qui se neutralisaient mutuellement ; il a agi commo une force de dégagement.