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CIRCULATION LYMPHATIQUE

la substaoce nerveuse. C'est cette étroite union des réseaux sanguin et lymphatique qui avait fait croire à beaucoup d'anatomistes que le-cerveau n'avait pas de vaisseaux lymphatiques (l).

Mais les fins canaux lymphatiques ne semblent pas avoir toujours de parois propres; ce seraient alors des sortes de lacunes du lissu conjonclif.

Chez les vertébrés inférieurs, les lymphatiques commuoiguent avec les veines par des branches nombreuses. Chez les reptiles, les prin- Fig. -n. cipaux vaisseaux lymphatiques ont déjà quelques valvules rares et insuffisantes.

Nombre de replilesont des cœurs t>ch>ntie vuesëKÛVBpKuii] lymphatiques, que l'on retrouve, pï,li!q^"''°''"'"'^'*™' d'ailleurs, chez certains poissons, chez des amphibies et mSme chez les oiseaux (ûg.38). Ces cœurs sont des dilatations partielles des vaisseaux et sont animés de battements réguliers; on y a compté 60 battements à la minute chez la grenouille. En ces points spéciaux, la paroi lymphatique, qui ailleurs a à peu près la texture aaatomique des veines, se revêt d'une couche musculaire épaisse et striée.

On sait que chez les mammifères et l'homme le système lymphatique est constitué par de très-fins réseaux capillaires, si tu es dans l'épaisseur des organes, (I) Cb. Robin, ioe. cit., p. SU, SI5,

tité lympbalique :

lymphatique BElle-

rf, origine date candie thtt U

dans les muqueuses et la peau. De ces réseaux partent des vaisseaui qui se jettent les uns dans les autres, en formant des troncs de plus en plus gros et de moins en moins nombreux. Enfin tout le système se relie au système veineux par deux canaux. Le plus petit de ces canaux regoit la lymphe de la moitié droite du tronc et de la tête; il se jette dans la veine sousclavière du même côté. L'autre, plus gros, connu sous le nom de canal thoracique, reçoit la lymphw du resie du corps et a son embouchure dans la veine sous-clavière gauche. Chez l'homme, le réseau lymphatique ne semble pas avoir d'autres communications direct «v avec le système sanguin.

Après chaque repas, les lymphatiques de l'intestin, les chylitères, se gonflent et deviennent lactescents ; si alors on lie le canal thoracique, on le voit se gonfler audessous de la ligature et la lymphe en peut jaillir par une piqûre; cela b-ig 39 ^"^ suffirait à prouver que la lym-

CaMltborsciquerepoMnlBiir phe 96 dévetSe danS le Sflttg, et la

uite'i''"t'rÉS^'du mmÏ disposition des valvules lymphatithorKiqiie en o; «on em- ques couOrme encore Ic fait. Mais, ïiïviÈregaiiçhsisjid, gian- suF soo trajet, la lymphe reucontre ^ ■™'' ' ' ' des organes spéciaux , des renfle-

ments ou des glandes closes, où elle parait s'approvisionner de globules blancs.

Ces organes importants sont aussi soumis k la loi de graduelle différenciation. Chez les poissons, on trouve de

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loin en loin, sur le trajet de quelques vaisseaux lymphatiques, de i-iraples reofieiDeots, oil desgicbuksse forment dans des mailles de tissu cellulaire.

Chez les reptiles, il y a déjà des organes formateurs plus parfaits; ce sont les follicules clos ou glandes de Pet/er, disséminées dans l'épnisseup de la muqueuse intestinale. Ces follicules sont conslitués par des vésicules closes, remplies de cellules h noyau ; ils sont plus nombreux chez les mammifères, et largement aidés dans Itur production cellulaire par des orgonns de structure analogue, variant du volume d'une lentille h celui d'une noisette, et disséminés sur le trajet des vaisseaux lymphatiqnes ; ce sont les ganglions lymphatiques, qui se rencontrent déjà à la région du cou chez les oiseaux. Les vaisseaux lymphatiques se subdivisent en fins canoHculea afférents avant d'aborder un ganglion, et, de l'autre côté de la gknde, le vaisseau ne se reforme aussi qu'aux dépens de canalicules efférents analogues. Quant aux ganglions, ils sont, comme les glandes de Peyer, essentiellement constitués par des vésicules, grosses au moins d'un dixième de millimètre et remplies de cellules à noyau, ayant environ cinq millièmes de millimètre de diamètre. Par la rupture des vésicules, les cellules deviennent libres et sont entraînées par le plasma lymphatique.

Comme nous l'avons vu, la lymphe est un liquide vivant, jouant dans la nutrition un rôle important; aussi la ligature du canal thoracique entraine l'amaigrissement rapide des mammifères et leur mort au bout d'un petit nombre de jours.

En s'appuyant sur les données précédentes, on peut faire des conjectures assez vraisemblables sur le rflle physiologique du système lymphatique. La lymphe a dans l'organisme vertébré une double origine. Une notable fraction des substances qui la constituent est puisée dans la

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muqueuse intestioale. C'est priDcipalement par cette voie que Jes corpe gras émulsionnés pécèlrent daos la circulation. Mais les réseaux lymphatiques d'origine du reste du corps pamissent recueillir surtout une partie du plasma, tout élaboré, qui sort par osmose à travers la paroi des vaisseaux, et spécialement des fines artères et des capillaires. A ce plasma sanguin vient vraisemblablemeot se joindre une partie du blaslfeme iulercellulaire, c'est-à-dire du liquide assimilable qui baigne les éléments anatomiques en dehors des vaisseaux. Le tout forme d'abord une sorle de sang dépour\-u de globules, un plasma limpii^e, mais nux dépens de ce plasma se forment dans les ganglions des globules blancs. Alors la lymphe est camplëje, et elle a la plus grande analoglB de composition chimique et morphologique avec le sang, 'dans lequel elle finit par se jeter. Il y manque des globules rouges ; mais il est vraisemblable que ceux-ci se forment, dans le système vasculaire sanguiD,aux dépens des globules blancs de la lymphe et de ceux qui se génèrent dans diverses glaudes closes, d'une texture généralo analogue h celle des ganglions. Nous voulons parler des glandes dites âanguinet, de la ratf , de la glande thyroïde, etc.

La métamorphose des globules blancs lymphatiques en globules rouges sanguins est presque directement établie par le fait suivant :

Burdach, ayant recueilli sur un verre de montre quelques gouttes de la lymphe d'un chien, plongea le tout dans un vase plein d'oxygène, qu'il boucha hermétiquement. Au bout de vingt-quatre heures, dit-il, il y avait eu coagulation, et un caillot rouge flottait dans le sérum. . Au microscope, Burdach dit avoir vu dans ce caillot des globules jaunâtres, ovalaires, biconvexes, plus petits que les globules sanguins (1).

(1) Burdach, TraiUd*phytiologie,l.ll,p.M. '

Coogk

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Ea résumé, le système lymphatique est un auxiliaire du système veineux, avec lequel, d'ailleurs, il communique largement chez les vertébrés inférieurs; mais sa fonction n'est pas seulement de ramener au cœur et aux organes respiratoires du sang déjà vicié par le jeu de la nutrition; il se charge encore de suppléer aux imperfections du système circulatoire sanguin, en recueillant une partie du plasma non utilisé, et enfin, aux dépens de ce plasma et des liquides assimilables puisés dans l'intestin, il fabrique des globules blancs.

Le mouvement de la lymphe dans les vaisseaux lymphatiques est aussi curieux à noter. Des causes de propulsion que nous avons indiquées dans la circulation sanguine, l'une, la contraction cardiaque, faitici défaut. Néanmoins k lymphe chemine, et même avec une notable vitesse, puisqu'elle jaillit quand on pique le canal thoracique auniessous d'une ligature. Or son mouvement de translation n'a que deux causes possibles, la pression exercée par l'absorption même dans les fins canalicules, la vis à tergo, et, comme force auxiliaire, la contraction des parois, c'està-dire les principaux agentsdelacirculationdans les veines. On peut donc en conclure par analogie que, dans le système circulatoire sanguin, le cœur est simplement un organe de renfort, et qu'une très-grande partie du travail propulseur s'accomplit par les vaisseaux eux-mêmes.

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