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ORGANES RESPIRATOIRES DU RÈGNE ANIMAL

n'est encore qu'un sac simple, une dépression cutanée,

communiquantavecreiléneurpiirun orifice. Gcriains, comme Vampullaria, ont en même temps une branchie et un sac pulmonaire à orifice CODtpaclile. De ces pulmonés, les uns sont terresires, les autres aquatiques, et ces derniers viennent souvent respirer à la surface de l'eau. Ils ont besoin de l'alraosphère libre et, en vase clos, comme l'a vu Spallanzani, ils transformenten acide carbonique, ■ et sans s'asphyxier Immédiatement, la totalité de l'oxygène contenu dans le milieu confiné. i

Les deux principaux modes respi- ^

ratoires, le mode branchial et le mode pulmonaire, s'observent chez les vertéàrés, mais à un plus haut degré de perfectionnement. Ici le tégument externe respire encore, mais accessoirement, et ie gros de la fonction est accompli par les organes spéciaux.

Néanmoins l'appareil respiratoire est organa» ^r^pi«ioirM à,, toujours plus ou moins relié au canal ^'[f J* *'''ni™" ™° *" intestinal ; il semble en être un di- ph.»»»; i, canaux'br»»verticulum,Ghezlespoissons,otirap- braochi»!,.; br^, d^ pareil branchial atteint son niaxi- re\I^™ni'ennn™"iiuH mura de développement, il est sup- ^wn .;T™Tid ^ porté par des atcs appartenant [au FmK'ÎSm; "p%"nw' squelette viscéral (fig. 46 et 47). L'eau «"Jf' "*■ ■rt*re'b«oohi>io pénètre par la bouche de l'animal et ch»queb™chie; Apurai n'est expulsée qu'après avoir traverse hora™i''en imè™.^" les fentes branchiales et baigné la surface de h muqueuse

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respiratoire. Les ampbibiens ont des branchies externes, sous Torme de feuillets ou de filaments ramifiés supportée par les arcs branchiaux.

Le poumon, dans sa forme la plus élémentaire, est un simple sac vasculaire. 11 apparaît d'abord chez les ampbibiens, où il coexiste avec les branchies dont nous avons parlé ci-desus, et qui sont parfois temporaires, parfois permanentes (pérennihranclies). Les poumons des proléesne sont encore que des sacs allongés. Nombre de reptiles ont aussi des poumons simples. Chez les anoures, le poumon se subdivise déjà en cavités secondau-es ou alvéoles, qui augmentent considérablement la surface respiratoire.

On a voulu considérer comme un organe respiratoire rudimentaireousupplémeataire la vessie natatoire des poissons (fig. 48). II est certain que l'on trouve dans cette cavité de l'acide carbonique, de l'azote, de l'hydrogène ; on y rencontre aussi fig' *^■ parfois d'énormes proportions d'oxygène.

^rîii'Tbr»^ D'après Biot et Laroche, cette proportion Moohi»"™'"' ""^ pourrait s'élever à 70 pour 100 chez les iiUmciiesbranl poissons pêchés à plus de 50 mfetres de a; è, raiijuBouiea profondeuF, ct seulement de 26 à 29 pour i;<f, veines braà- 100 chcz les autfes, quoique les couches cuies ™ineus danTiM d'cau profoudes ne soient pas plus oxyiimoues. gênées que les couches superflcielJes.

En réalité, et abstraction faite de la forme générale des appareils, il n'y a pas de différence fondamentale entre les branchies et les poumons. Les branchies peuvent même fonctionner à l'air libre, à la seule condition d'être

ORGANES RESPIRATOIRES OU RÈGNE ANIMAL. 277 maintenues dans un état de suffisante humidité, et, d'autre part, la surface des muquenses pulmonaires est constamment lubriQée par udo sécrétion liquide. On peut Qourrir des carpes en plein air dans de la mousse imbibée

d'eau; on peut, sans les tuer, leur faire faire ainsi d'assez longs voyages. Surfaces branchiales et surfaces pulmonaires absorbent de l'oxygène, exhalent de l'acide carbonique et transforment plus ou moins parfaitement le sang artériel en sang veineux. Ce double courant se peut voir, pour ainsi dire, quand on examine au microscope les branchies plongées dans l'eau. 11 s'établit, àleur contact, dans le milieu liquide une sorte de mouvement circulaire ; les corpuscules flottants dans l'eau semblent être attirés d'un c&té et repoussés de l'autre (1).

Il ] DvgïB, loc. eif., t. II, p. S23.

Nous n'avons point ici à décrire en détail l'appareil pulmonaire des vertébrés supérieurs. Disons seulement que plus l'animal est parfait, plus la poche pulmonaire se divise et se subdivise, en lobes, lobules, culs-dosac terminaux ou cellules, en nombre toujours croissant (lîg. 51), d'où, chez les raammifferea supérieurs, une surface respiratoire énorme (Bg. 49 et 52). En même temps que le sac pulmonaire se perfectionne, il se sépare de plus en plus du tube digestif; il acquiert des canaux aériens de plus en plus longs et ramiGés, maintenus constamment ouverts

par un squelette cartilagineux et supportant en un eu plusieurs points de leur trajet les organes de la voix {fig. 50). Sur toute sa surface, l'arbre aérien, trachée et bronches, est tapissé d'épithélium vibratile; et cela arrive pour presque toutes les surfaces respiratoires dans tout le règne animal. Le revêlement vibratile fait défaut seulement à la surface des cellules ou alvéoles pulmonaires. Des muscles plus eu moins nombreux impriment k la

|ui OD «mit enlevé te cni: M, bouobe; G2, glotM; ■oit; Br,hrooobM;PA,«r- ■orte ; D, diaphragme ;

Deox celluleg airiennei {b) munies Section nu milieu ds> parois (a) de

dn tube brancbifjne (o), qui l'ou- ]ilu>ieun cellulet a^lenoe* mn-

we dwe leur iolérieur. Oronit- ni» de leut épiOiélHim (6). Hmenl de 10 diunèlrea.

cage costale, qui recouvre les pounions et les mEÙntient

dilatés (fig. 53), des mouvements alternatifs d'iospiratioit

et d'expiration ; mais la cloison diaphragmatique, dont les.

contractions aident tellement à l'inspiration chez l'homme et les mammirërés (fig. S4), manque encore complètement

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fchez les reptiles, et n'est qu'à l'état fort rudimentaire chez les oiseaux.

Le duphragme ta par u face infériBoia ou abdaminale : VCI, tcidï erre inférieura; OE, cesophage; Ao. aorte; TAD, canal ttoMCiqne coupé U où il passe ii travers le diaphragme.

Force noua est bien, sous peine de hors-d'œuvre, de renoncer à toute description anatomique détaillée; mais nous devrons nous étendre un peu plus longuement sur le rôle physiologique de la respiration , sur l'aide indispensable qu'elle apporte au jeu de la nutrition chez les animauK complexes.

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