CHAPITRE XVI
SI) rAle physiologique de la bespibation.
11 faut distinguer entre le fait biologique fondamental de l'absorption de l'oxygène, qui est une des conditions premières de la nutrition, et la fonction respiratoire proprement dite, qui est simplement le procédé physiologique employé pour rendre possible ou facile cette absorption. L'absorption d'oxygène est un fait général ; tout être organisé absorb.; de l'oxygène sous peine de mort; cela est vrai pour les organismes végétaux et animaux les plus humbles aussi bien que pour les plus élevés. Cela est vrai pour tout être vivant à toutes les périodes de son existence. William Edwards et Colin (1) ont constaté que les graines ne germaient pas dans le vide, et il a suffi à Réaumur de couvrir la coquille d'un œuf d'un vernis impénétrable, pour empêcher l'embryon de se développer (2). Mais la respiration proprement dite n'existe véritablement que dans les cas où un appareil spécial, branchial, trachéen ou pulmonaire, est chargé de fournir de l'air respiralle à l'organisme tout entier, et d'exhaler les gaz nuisibles ou inutiles au maintien de la vie.
Quelle que soit la diversité des procédés organologiques, le but de tout appareil respiratoire est de mettre en contact aussi facile que possible avec l'atmosphère des vaisseaux capillaires contenant un sang plus ou moins vicié par la nutrition. Si l'on voulait parler le langage des anciens naturalistes philosophes, qui attribuaient à la
(1) CompUt rmdut de l'Académie dei tdences, 1838.
(S) /NJ., année J73B,