CHAPITRE I
DES FROCÊDÉS SE L'ACCROISSEHEHT
L'iodiïidu organisé, végétal oti animal, est perpétuellement muahle et tonjours périssable. Il naît, grandit et menrl, après avoir plus ou moins péniblement maintenu son équilibre organiijue an sein du milieu extérieur. Nous aurons, prochainement, à formuler les lois générales de la naissance, de !a génération des êtres organisés. Voyons maintenant comment ces êtres grandissent. Tout être vivant étant, en définitive, constitué par des éléments anatomiques, il ne saurait augmenter de volume que par l'accroissement ou par la multiplication de ces éléments,
Quant au développement en volume d'élémenls anatomiques déjà existants, le phénomène est relativement simple. Ce n'est guère qu'un cas particulier de la nutrition avec unecerlaine prédominance du mouvement d'assimilation sur celui de désassimilation. L'élément ou les éléments anatomiques acquièrent plus qu'ils ne perdent et leur masse augmente plus ou moins. S'il s'agit d'un être organisé complète, les accroissemente des éléments isolément considérés se totalisent et l'individu tout enlier grossit et grandit.
Mais, évidemment, ce mode d'accroissement est insuf-
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lisHDt à reudre compte des phases que parcourt toat être organisé de la naissaace à la mort; car, en réservant les cas de génération spontanée, dont nous n'avons pas à nous occuper ici, tout individu com^dexe des deux règnes organiques naît d'une cellule âim^de. L'accroissement ne peut donc s'effectuer que par une énorme multiplication des éléments anatomiqiies. C'est en effet [ce qui arrive. Mais, quant au mode de génération de ces éléments hislologiques, nous nous trouvons en présence de deux grandes théories rivales que nous avons déjà signalées. L'une, plus spéciiilement défemhie en Allemagne, est !a théorie de la généraiion cellulaire. L'nutre, soutenue surtout en France par M. Ch. Robin et son école, est la théorie de la genèse spontanée.
Suivant la théorie cellulaire, maintenue dans toute sa rigueur par M, Virchow et admise aujourd'hui encore par la plupart des naturalistes et physiologistes allemands.
Fig.M.
imœbiL); B, la même niooèrfl diviaée en deux èdian ; C. ha deiii raoiUéa te sont sépurées et es individus indépendnntii.
toute cellule provient directement et strictement d'une cellule mère préexistante : Omnis cellula e celluia; telle est la formule qui résume la doctrine. Quel que soit le procédé biologique, simple division (Og. 63), bourgeon-