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CHAPITRE II

DE l'acchoissemert dans le règne végétal

La prolifération cellulaire est loin de s'effectuer suivant un mode uniforme. Il est des procédés divers, qui purfois même se combinent plus ou moins, mais dont les principaux peuvent se ranger sous les titres suivants : 1" division simple ou segmenlalion, scission ; 2° bourgeonnement, germination ou surculalion; 3° copulation ou conjugaison ; 4" génération endogène.

Dans la segmentation cellulaire, c'est d'abord l'utricule azoté, l'enveloppe immédiate du protoplasme cellulaire, qui se déprime, s'étrangle en un sillon circulaire. Ensuite la tunique externe en cellulose s'engage à son tour dans la dépression, qui, devenant de plus en plus profonde, finit par former une cloison, d'abord incomplète et percée d'un trou circulaire, puis complète. Pendant quecettedivision s'clfectue, un second noyau apparaît dans celle des deux cavités qui en était primitivement dépourvue. Le résultat de cette évolution trèa-simple est la formalion d'une cellule nouvelle, qui se divise à sou tour. M. Mohl a, le premier, bien observé ce dédoublement cellulaire dansla cellule terminale des conferves. Depuis on l'a constaté dans la plupart des tissus végétaux. C'est ainsi que les cellules ligneuses des phanérogames forment leurs couches et leurs faisceaux fibreux; c'est ainsi que les cellules se multiplient dans les sporanges et les spores des algues, etc , etc. Parfois, comme il arrive dans les cellules de la moelle des dicotylédones, la division du noyau précède celle de la cellule.

Dans la germination, la cellule émet en un point de sa

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