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DE L'ACCROISSEMENT DANS LE KÈGNE ANIMAL

le procédé de segmentation cÈde le pas au procédé de la genèse. I-es cellules du blaslodemie disparaissentgraduellement au fur et h mesure que naissent entre elles, par genèse, les éléments anatomiques destinés à constituer définitivement le nouvel individu. C'est entre les deux .

feuillets blastodermiques que naissent ces premiers éléments. Dès lors s'accuse la différence entre les animaux invertébrés et les animaux vertébrés. Chez ces derniers, ■en effet, on voit se dessiner bientôt le rudiment de la colonne vertébrale, les cellules de la notocorde (flg. 66). Cette notocorde s'engalne. Puis on assiste à la formation des premiers corps cartilagineux des vertèbres et des premiers éléments de l'axe nerveux central, etc., etc. Tous les tissus et tous les organes apparaissent ainsi peu k peu. Au moment de leur naissance, les élémenls anatomiques animaux sont déjà pour la plupart bien caractérisés ; néanmoins ils subissent encore une évolution ; ils se développent ; des granulations azotées, des nucléoles se forment peu à peu dans leur épaisseur ; leur volume augmente. Mais, une fois arrivés à leur complet développe-

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ment, ils sont stables ou du moins ne se modifient plus

querégressivementpour disparaître et périr. Jamais une espèce histologique animale ne se métamorphose en une autre ; jamais, par exem- . pie, une fibre musculaire

ne devient fibre nerveuse, elc. (1).

Le noyau est ordinairement le centre de genèse et d'évolution de l'élément anatomiiiue.

C'est lui qui, habituel- lement, apparaît le pre-

Kig. ee, mier ; c'est après lui que

CSu{ de ciiiua. L'embryon, on forme de at- SC montrent ieS nucléo-

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Miiireiie. L'iofcriiiufe est grossiB. comme les hématîes, les

leucocytes, n'ont pas de noyau. Si les hématies primilives, celles, qui se montrent tout d'abord dans l'embryon, sont pourvues'de noyau, c'est vraisemblablement qu'elles ont alors des fonctions dont plus tard elles seront privées. En effet, chez l'embryon, au moment de la genèse des premières hématies, il a'ya point encore de ces glandes sanguines, dites glandes closes, où se fabriqueront dans la suite les hématies nouvelles. Aussi les premières hématies sont-elles des éléments plus complets, doués d'une vitalité plus intense, capables d'engendrer par segmentation d'autres hématies semblables à elles.

(1) Cb. Robin, Des élément) analomiqucs, p. 47-S4.

-gic

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Ghes l'animal, d'ailleurs, la multiplication hislologique parscîssionjSegmenlalian.iieB'DbsBrvegu&reque sur des éléments encore peu différenciés, n'ayant que des fonctions végétatives, par exemple sur les hématies, les leucocytes, les cellules épithéliales. Jamais les éléments bistologiques supérieurs, la cellule nerveuse, la fibro-cellule musculaire, ne se segmentent (1).

Là où la segmentation s'observe, elle ne se produit que sur des éléments pleinement développés, adultes en quelque sorle. Les petits noyaux, les petites cellules ne se segmentent pas. C'est que, pour tout élément anatomique, l'accroissement a deux ptiases : lu premiëra, durant laquelle l'élémentaugmente-seulement de volume; l'autre, durant laquelle il se multiplie. L'une et l'autre ont- également pour raison d'être un eicfes d'assimilation ; mais, pour que la seconde puisse se produire, il faut naturellement que l'élément analomiquo ait atteint sa limite de croissance, qu'il ne puisse plus assimiler dans sa substance des molécules de nouvelle formation.

Chez le vertébré adulte, la genèse des globules blancs, des leucocytes, se produit surtout dans les ganglions lymphatiques et dans les glandes sanguines closes, dans la rate par exemple. Des observations récentes ont montré que le sang veineux sortant de la rate était beaucoup plus riche en globules que le saug artériel qui y arrivait.

Il est très-vraisemblable que les nouveaux globules rouges proviennent simplement de !a modiQcation, de la transformation des globules blancs. Ainsi, le sang veineux de la rate contient de nombreux globules intermédiaires aux leucocytes et aux hématies. Ces formes mixtes se rencontrent aussi en grand nombre dans le sang après une hémorrhagie ou des saignées nombreuses, alors que le liquide sanguin est en voie de régénération.

(1) Ch. Robin, lUd.

D,g,ucdb,C.OOgk"-

Nous avons précédemment cité un fait curiens observé par Bnrdacb, la coloration en rouge d'un caillot lymphatique. Des faits analogue» ont été notés par Vircbow, Friedreich. Ces physiologistes, eux aussi, ont vu la lymphe rougir à l'air.

Il semble, au premier abord, que la qnestion de savoir si les éléments analomiqnes naissent par scission ou par genèse, soit purement du domaine de la science et relève seulement de l'observation et de l'expérience. Il n'en est rien pourtant. C'est là un de ces sujets qui ont le privilège de mettre en jeu des passions nullement scientiGques. En effet, la genèse spontanée des éléments anatomiquesdans les blastèmes semble toucher d'assez près à la théorie exécrée et- honnie de la génération spontanée. Mais, à contempler les choses de sang-froid, toute cette fougue a bien peu de raison d'être. Deux faits sont bien certains, c'est d'abord que les éléments anatomiques se multiplient, c'est ensuite qu'ils se multiplient par des procédés divers, mais dans des conditions générales identiques. Ces données principales priment tout. Peu importe qu'une cellule naisse par scission, germination, endogenfese ou genèse. En défmitive, le contenu d'un élément anatomique vivant ne diffère pas essentiellement du blnstème environnant; ici et là il y a des substances organisées au seîa desquelles s'effectue l'incessant mouvement moléculaire qui constitue le phénomène fondamentnl de la vie. Sï l'assiniilalion l'emporte sur la désassimilation, il en doit nécessairement résulter la formation de nouveaux centres vivants, de nouveaux éléments anatomiques, et il importe assez peu, au point de vue philosophique, que cette formation nouvelle s'effectue en dehors ou en dedans d'une cellule.

L'observation montre en effet que, dans les tissus vivants, les procédés de scission et da genèse s'associent

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