CHAPITRE m
DE LA GËHffiATlOR VÊgItALB.
La génération asexuée s'observe chez certaines algnes, notamment chez les conferves. Elle se fait par endogenëse.
B, lompores munies Beulomcnt de d
iZ, éTOUition d'une KODBparc de vaiii
b. k reilrémit^ du fllamenC >'e>t
l}. Nombreui KOûspores zhïh en liberté.
Le protoplasme de certaines cellules se contracte d'abord, eu s'écartant do la paroi, et d'ordinaire se divise ensuite,
DE LA GÉMÉRATION VEGETALE.
se tiegmenle en plusieurs cellules nouvelles. Puis la membrane enveloppante de la cellule mère s'ouvre et se résorbe. Les cellules filles s'échappent et nagent dans l'eau en tournoyant, grAce aus mouvements de deux ou de plosieQra cils vlbratiles. Ces zoospora, comme on les appelle alors, finissent par se fixer et germer (fig. 68).
D'autres algues sont douées de la génëration sexuée, soit dans son mode le plus simple, qui est la conjugaison.
BetC.ulhJraioidei à l'état daliberto.
D^ apIhéroEoide d'une fougère aquatique.
E, ffAgment d'one anthéroutiâe de vaaeheria' contonrnée en ipinLo (a')* D« l'eilrimiU de cUte uthéridie Krtanl deg anthéroutldea ayant la forroe de court« bagiiEtlea. A cAlé d« rgathéridie m imuve l'oogonie (i) ou oiité
vit^Tiidel'aitTtmilédel'anthiridia, il » forme un oriacaparoù pénitnDt
soit dans son mode complet avec cellule m&le, cellule femelle et fécondation.
Dans le premier cas {ulothrix, chlamydococcui, ptmàorina), deux cellules analogues aux soospores en moa-
Coogk
an LIVRE [V. CHAPlTRe m.
TADient se Fencontreiit et se fondent l'une dans l'autre. Quand il y a 8exna)ilé, les phénomènes offrent encore une grande simplicité. L'élément Teniclle est représpnté par one eellnle, dont le protoplasme se coalracte en se séparant de la paroi cellulaire. Celte petite masse proloplasmiqne ainsi modiliée, et prête à évoluer, e^t appelée ooiphèré, et son enveloppe est dite oogone. Dans d'autres cellules, le protoplasme se transforme en éléments mobiles trèsanalogues aux spermatozoaires des animaux. Ces éléments fécondatenrs sont dénommés onihérozotdes, et la cellule, qni les contient et les a engendrés, est appelée anthéridie (ûg.69). Une fois misen liberté, les anthérozoïdes pénètreni dans Voogotu par une ouverture spéciale et se conrondent avec la masse de l'oosphËre, qu'ils imprègnent (1).
Si l'on fait abstraction du luxe d'organes, d'appareils, qni, chez les animaux les plus élevés, sont les moyens de la génération, une mftme dRscriplion de la fécondation pourra servir également pour les algues sexuées et pour l'homme. Tant est grande, au fond, la simplicité des phénomènes biologiques de premier ordre.
Qnand l'oosphère a absorbé quelques anthérozoaires, généralement d'un volume bien inférieur au sien, elle est devenue capable de poursuivre le cours de son évolution; elle est fécondée. On la voit alors s'envelopper d'une membrane solide, se fixer et germer. Elle est, en un mot, devenue une oospore.
Les modes de la reproduction des cbampignons sont très-variés, quant aux appareils accessoires; mais, au fond, les procédés de la génération sont tout à fait comparables il ceux dont nous venons de parler. Tantftt les corps reproducteurs ou spores se forment sans fécondation; tantôt la fécondation est nécessaire. Ces spores sont
(1) SMhs, Traita da bolaniqiu, p. ISS.