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DE LA GÉNÉRATION VËGËTALE

parfois îmoiobileg, parfois mob3ea et mniiies de cils vihraliles, par conséquent en tout semblables aux zoospores des signes. Mois, en déQailive, les spores se forment aux dépens du protoplasme de certaines cellules, et si elles sont multiples, elles résultent d'une bipartition répétée de ce protoplasme. Qu'importe après cela qu'elles se produisent ou non sur les fllamenls d'un mycélium, qu'elles soient rassemblées ou non dans la cavité d'un réceptacle ou sporange de telle foroie ou de telle autre !

Le système de reproduction par oospbëres et anthérozoïdes mobiles existe encore cbez les characées, les muscinées, les fougères. La forme de l'anthérozoïde varie, mais le plus habituellement c'est un filament plus on moins allongé, mobile, muni ou non de cils vibratiles. Toujours l'anlhérozoïde se Forme aux dépens du protoplasme de cellules spéciales ou antbéridies, dont la paroi se déchire ou se résorbe. Avant la déhiscence ou la disparition de cette paroi, chaque anthérozoïde, habituellement seul dans la cellule mère, est enroulé deux ou trois fois sur lui-même [flg.69J. Quant aux appareils renfermant les corpuscules femelles, ils varient beaucoup de forme et ont reçu pour cette rnison des noms divers, mais te plus sonvent les anthérozoïdes ne pénètrent dans les réceptacles des oosphères [archégones) qu'à travers une substance molle, mucilagincuse. Une fuis en contact avec l'oosphère ou l'oospore, l'anthérozoïde se confond avec elle et, comme 11 arrive d'ordinaire après toute fécondation, l'oospore se segmente par bipartition et le développement embryonnaire suit son cours (I).

Les phénomènes de la reproduction et de la fécondation sont encore sensiblemenL les mêmes chez les phanérogames. Nous avons déjà parlé du sac embryonnaire, des

(1) i. Sachs, kc. eil , p. 391, ils, (01, Ht.

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D.,-:..Jt,C.OOglc

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cellules embryonnaires qu'il contient. L'agent fécondant n'est plus ici un antbérozmde, c'est la substance granalée visqueuse {favilla) contenue dans les grains àt pollea. Ces grains sont de forme très-variée, mais ont tous une double membrane d'enveloppe (endhyménine, exhyménine). Ou sait qu'à la suite du contactavec l'humidité du stigmate, le grain de pollen se gooOe par endosmose, que sa membrane interne forme une hernie remplie de favilla (boyau polliniqnej et pénètre ùnsi jusqu'aux cellules embryonnaires. La fécondation se fait par le mélange intime de la favtUa et du contenu de la cellule embryonnaire. La cellule fécondée grandit, se développe et forme par division une masse de cellules sphériques, d'où proviennent les cotylédons et l'embryon.

DE LA GBHSnATIOH ANIMALE.

Les deux règnes vivants se sont probablement confondus à l'origine, comme les naturalistes, partisans de l'é- Tolalion, s'efforcent de le démontrer à force de patientes recherches et de rapprochements ingénieux. A conp sûr, il existe encore nombre de traits d'union entre les deux grandes divisions du monde organique, et il n'est pas de caractéristique différentielle, constante et applicable i. toutes les espèces animales et végétales. Il faut donc s'attendre h. rencontrer une grande analogie entre les phénomènes principaux et même les procédés généraux de la reproduction dans l'un et l'autre règne.

Aux plus infîmes degrés de la hiérarchie animale, chez les Stres peu ou point différenciés, par exemple, chezles po* lypes, le centre morphologique de l'être tout entier semble exister dans chacune des cellules, et une portion quelconque du corps peut reproduire l'animal tout entier. C'est chez les espèces ainsi douées d'un énorme pouvoir de réparation, de régénération, que s'observe surtout la reproduction fissipare. L'individu parvenu à son maximum de croissance déborde en quelquesorieau-delide ses limites naturelles; il se dédouble et forme par simple division un individu nouveau (flg. 70). Ce procédé demulliplica-' tinn acquiert parfois une extrême énergie, s'il est vrai, comme l'affirme M. Balbiani, qu'en quarante-deux jours une paramécie puisse produire par flssi parité 1 384 1 16 individus nouveaux, c'est-à-dire qu'un animal unique , long de 0"",2, s'accroisse de 277 mètres. On voit alors le corps de l'infusoire s'allonger, puis s'étrangler vers son milieu

et former ainsi ua coaple coodait par l'individu antérieur (1). Ëalia, la séparation s'eETectae et chacune des

Âmaba iphKrococcvi aui diicn degrés de (an iialation. A, Bmlbe enkpUs. Mieie protoplannlque (e) contenint noyau (6) et ancléola (a) iDsaibnns enveloppaute (dl. B. uniba «ortie de la meaibnae enveloppante ; C. amibe commençant k ne diviter : Da et Dj, amibe lolalemsDt diriaée an daoi amibai indipandantaa.

moitiés se complète. Les naïdes se divisent de même transversalement en deux parties, dont l'antérieure se refait une tête et la postérieure une queue.

C'est par germination ou gemmiparité, c'est-à-dire par une variété de Qssiparité, que se forineat les agrégations, les colonies des zoanLhaires. Parfois le bourgeon se détache, jouant le rôle d'une spore végétale ou d'une bulbille, etvaformer un individu indépendant.

Beaucoup de monadaires semblent se reproduire uniquement par gemmiparité. Ce mode de génération existe encore tantôt seul, tantôt associé à la sexualité, tantôt alternant avec cette dernière chez nombre d'animaux inférieurs. Sur les hydres ou polypes d'eau douce, on voit facilement de jeunes hydres bourgeonner sur l'hydre mère. Leur corps communique d'abord avec la cavité de celui de la mère et se nourrit aux dépens de celle-ci, jusqu'au moment oii le nouvel individu est à son tour muni de tentacules préhensiles et capables de saisir sa proie.

Lagemmiparité interne, Vendogenèse, s'observe chez les (1} Dugèg, Phytioloiiie comparée, 1. 1, p. 313.

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Tolroces, les acépbalocystes, etc. La cavité de ranimitl se remplit alors d'animaux vésiculaires semblables à la vésictrle mère. Certains de ces nouveaux venus, les plus développés, renrerment eux-mêmes d'autres individus, qui à leur tour en renrernniint d'autres ; de telle sorte que trois génératioas sont ainsi emboîtées l'une dans l'autre.

D'après M. fialbiani, beaucoup d'espèces lîssipares ou gemmipares sont en mSmc lemps capables de sexualité, mais d'une sexualité alternante (1). Cliez la paramécie verte {Paramecivm bursarUt], les cellules sexuées préexisteraient; elles grossiraient À un moment donné. Dans la plus grosse de ces cellules, il se Tormerait des oviiles ayant noyau et nucléole. Dans la plus petite, la substance intracellulaira se diviserait en petites baguettes, qui seraient des spermatozoairas chargés de la fécondation.

Cette sexualité hermaphrodite entrerait en jeu à une époque déterminée. Le procédé scissipare s'épuiserait peu à peu, il finirait par ne plus produire que des individus cbétirs, imparfaits et aboutirait à la stériblé, si la sexualité ne venait redonner à la propriété reproductive une vigueur nouvelle.

Le mode le plus intime de reproduction sexuelle, la conjugaison, s'observe chez les colpodes. Deux individus libres s'unissent, s'enkystent et se fondent en une masse commune. Puis cette masse commune reproduit par fractionnement des iadividus nouveaux.

Le mode d'accouplement de la paramécie verte rappelle encore de loin la conjugaison. Dans sa phase sexuelle, chaque paramécie est pourvue de corps reproducteurs mAles et femelles, comme nous l'avons vu tout à l'heure, mais néanmoins, ce qui d'ailleurs est fréquent chez les hermaphrodites, la fécondation est mutuelle. Deux indi-

(1) Balbifmi, Sur VeaHiitTiei d'un* génération texufU» eht* Ut Infnlojrw [CompCtî randia dt CAeadémlt det leimett, t. XLVI).

Yidus se jaitaposent bouche à bouche pendant une durée de plusieurs jours, et ils échangent leurs epermatozoldes. G'eat un exemple de l'horreur que la Nature éprouve pour l'autorécondation, selon l'expression de Darwin. Beaucoap d'invertébrés hermaphrodites sont pourvus d'appareils génitaux des deux sexes, mais ces appareils sont disposés de telle façon, que l'autofécoadation est presque impoesible.

Parfois cependant, nolammeut chez les mollusques bivalves, poar la plupart Oxes et immuables, il y a hermaphrodisme autofécoudaleur.

En résumé, un fait général ressort de l'examen de la génération chez les animaux inférieuri>, c'est la grande diversité des procédés et aussi une sorte de confusion dans leur emploi. Les espèces sont encore mal différenciées, il y a dans le plan de leur organisme une sorte d'indécision. La Nature, pour employer le langage de Darwin et de beaucoup d'autres, semble hésiter, tâtonner ; elle n'a pas encore trouvé la voie la meilleure et les essaye toutes simultanément. Mais, dès qu'il y a sexualité bien accusée, formation d'une cellule mâle et d'une cellule femelle, les actes primaires de la reproduction et de la fécondation revêtent un caractère ,. presque uniforme.

' Chez tous les animaux, la cellule femelle, l'ovule, est h très-peu près identique. Tout d'abord, l'ovule ne diffère en rien d'une cellule ordinûre, Fig. 71. gj j>jjp jjg gg laisse pas égarer par leâ

"™B îM fi'a f " MorMi- ooms spéciaux inventés par les emlucide; 4, viteiiiu; c, \é- bryologistcs. L'ovule complet se comfc™Lif*i™™h8™emî- pose en effet d'une membrane enve- "•'■''*• loppante, la membrane viletline, ou

sona pelluàda, d'un contenu ou protoplasme, le vUellas,

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