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La Blason de Molière

or s que Charles Perrault, tout imbu qu'il était des préjugés du monde officiel de son temps, donna place à Molière parmi les Hommes illustres du xviie siècle1, il voulut joindre à la biographie du grand poëte comique une image qui reproduisît fidèlement ses traits. Comme la planche, gravée en 1685 par Jean-Baptiste Nolin2 d'après Pierre Mignard, pouvait fournir encore un nombreux tirage, il crut, avec raison, ne pouvoir mieux faire que de se servir de cette œuvre précieuse. Le portrait, réduit au buste, fut entouré d'un encadrement ovale, décoré, à sa partie inférieure, d'un écusson où se voient trois miroirs, posés deux et un, et surmonté, en guise de heaume, d'un masque avec lambrequins. Ce blason n'ayant jamais été le sujet d'une étude spéciale, nous allons essayer d'en indiquer les origines.

L'extrait, qui suit, d'un petit carnet de notes héraldiques, du commencement du xvnie siècle, concernant certaines familles de la bourgeoisie parisienne, que nous a jadis communiqué M. Lefebvre, l'ancien libraire de l'Arcade Colbert, va d'abord indiquer la couleur de ses émaux. On y trouve, pages 18 et 22 :

« Béjart : d'azur à la fasce d'argent, à trois molettes d'or, deux en chef, une en pointe. »

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