TRISTES MÉTHODES
Ces questions personnelles de présence ou d'absence une fois mises à part, que penser d'une telle méthode de travail? Nous imaginons que les commissions de la Chambre et du Sénat gaspillent beaucoup d'activité en vain et en font gaspiller plus encore à d'autres. Je n'ai aucun goût particulier pour M. Besnard, mais je le plaindrai, s'il succombe, d'avoir été convié à donner, pour un temps si court, dans des conditions si ingrates, la mesure de ses facultés. Soumis au même régime, n'importe qui y succombera pareillement. Ce n'est pas ainsi que l'on peut gouA'erner des administrations ou vérifier leur labeur.
Nous ne sommes pas fanatiques des fonctions spécialisées et des services compétents, ainsi qu'on a
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cru pouvoir l'écrire. Nous n'aurions pas, à noire actif, 2o ans de campagne décentralisatrice si nous n avions pas vu quelques-uns des défauts dont on s'est avisé de charger depuis trois ou quaire ans M. Leburcau. Nous n'avons pas attendu la guerre pour signaler l'absence de liaison entre les services supérieurs de la Défense nationale, ni même pour indiquer la rivalité de quelques-unes de ces grandes maisons dont chacune a son point de vue, sa mé- Ihode, son matériel et son personnel qu'elle croit juste et même patriotique d'imposer. Ces oligarchies nécessaires, mais qu'il faut limiter on les utilisant, et que nulle autorité démocratique ne peut limiter suffisamment ni constamment, ont été comparées par nous, sans excès de vénération, aux Grandes Compagnies dont la politique de Charles le Sage et l'épée de Duguesclin eurent tant de peine à débarrasser le royaume....