‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 152 sur 221 · ENCORE LE « TORCHON · texte numérisé non relu

ENCORE LE « TORCHON

J'ai signalé le 21 mars par quelle ollense aux conventions les mieux établies du vocabulaire français, un président de Cour d'appel s'était permis d'appeler nos » provocations » au Torchon ce qui ne pouvait être que nos réponses : l'avocat de notre diffamateur avait reconnu à l'audience qu'il n'avait pas été attaqué. Ce président ayant été le condisciple de Jules Lemaître, j'avais fait admirer une impropriété de termes qui eût été à peine tolérée sous la plume de quelque autodidacte sans français ni latin, mais qui avait été commise, avec une sorte d'héroïsme sans doute, pour exonérer le voleur antimilitaire Vigo de la prison et de la plus grande part des dommages et intérêts que lui avaient valus, de la part d'honnêtes magistrats, ses ignobles diffamations et ses basses injures à notre égard. En temps de guerre, le plus simple nous parut être de relever le fait et de passer en souriant. Douze heures après mon article, une lettre de notre éminent avocat J\P de Roux, nous signalait que le Dictionnaire n'était pas la seule victime de l'arrêt du 20 mars : le Code était, lui aussi, mis à mal par cette fantaisie d'une provocation postérieure qm délit! En effet, l'article 55, paragraphe 2, de la loi du 29 juillet 1881 est ainsi conçu :

« L'injure commise parles mêmes moyens (/a presse),

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