RESPECT ET COMMANDEMENT, — ET POURQUOI
On songe bien que si je m'indigne des discours outrageants ou grossiers prodigués aux chefs militaires, ce n'est pas dans leur intérêt à eux, ni pnr convenance.
Joffre, riollieni, Castelnau, Foch, Duhail, Sarrail,
Lyautey, doivent se sentir au-dessus de ces petites tempêtes! Ils seraient un peu jeunes de s'en émouvoir. Il ne s'agit point d'eux, qui mènent, mais des menés. Il s'agit des multitudes armées sur lesquelles ils exercent le droit redoutable du commandement devant la mitraille et devant la mort. Le respect qu'ils leur inspirent, Tobéissance qu'ils en obtiennent est justement une garantie, une sûreté pour leurs troupes, en même temps qu'une des promesses de la victoire. En s'attachantavcc la plus folle démence à détruire ce respect-lù, cette obéissance, le journalisme parisien, l'éloquence parlementaire se rendent-ils compte de leur double et quadruple trahison 1 Double puisqu,'ils sont deux à trahir. Quadruple parce que l'effet de leur campagne n'est pas seulement de reculer, de diminuer, de compromettre ht victoire : elle tue nos jeunes soldats, elle assassine nos pauvres troupes en les rendant moins souples, moins disciplinées, inoins dociles, moins dans la main de leurs chefs, ce qui les met plus dans la main de renneuii.