CONTRE LES PATRIOTES
L'Officiel du 21 janvier porte sous le numéro 7 700 la notice suivante :
7700. — Question écrite, remise à la présidence de la Chambre, le 'iO janvier 1910, par M. Roulleaux-Dugage , député, demandant à M. le ministre de rintérieur quelles mesures et quelles sanctions il compte prendre pour mettre fin, sans plus tarder, à la propagande coupable qui s'exerce de toutes parts dans les campagnes (et d'une façon si générale qu'on doit y voir une manœuvre ennemie), à l'occasion des origines et de la durée de la guerre, contre certaines catégories ou classes sociales françaises, et qui risque, si elle se prolonge, de compromettre actuellement «l'union sacrée» nécessaire et de faire germer pour l'avenir, dans tout le pays, des ferments redoutables de troubles et do discorde.
La question 7 700 est l'une des rares qui, mettant en mouvement les secrétariats de nos ministres, ne gaspilleront ni leur temps, ni leur activité pour un objet extérieur à la défense et à la sûreté du pays. Il s'agit enfin de saisir au corps une action des Boches de l'intérieur et aussi de mettre la main sur son organe de transmission. Qui a lancé la rumeur infâme? qui l'a fait rayonner? On le saurait depuis longtemps — depuis août 1914 r— si l'on eût répondu
nos appels, soit au gouvernement, soit dans la