VIII DÉDICACE
offenses du journal, de Vigo, une opération de notre libre pensée commença par leur retirer le caractère d'une agression politique. Ce journal infect s'appelait le Bonnet Rouge. C'est la première fois que j'écris son nom. Il nous paraissait usurpé. Nous éprouvions une indicible répugnance à confondre avec l'insigne historique d'un parti révolutionnaire, mais français, la chiffe ignoble d'un agent provocateur allemand. Nous ne l'avons nommé pendant trois ans que Le Torchon.... Mais ni l'œuvre de division commencée le 6 juin 1915, ni ses anciennes condamnations de droit commun n'avaient pu séparer Bonaventure Vigo, dit Almereyda, du haut patron qui veillait sur lui. L'espion de police dont il a été raconté depuis qu'on ne pouvait prononcer le nom sans dégoût était fort doucement traité par les juges, lorsque nous 710US plaignions de lui. Il était mieux traité e,ncore s'il allait se plaindre de nous. Quatre mois avant sa mystérieuse mort en prison, on nous salait, Baudet et moi, pour l'avoir « diffamé ».
Mon cher ami, nous n'avions pas défendu Verdun comme vous et vous avez été insulté aussi bassement que nous. Un escroc de carrière, un Albert Dubarry, a pu vous couvrir de plates diffamations suivies de rectifications insolentes dans un organe dont la seule raisoyi d'être était de diviser les Français devant l'ennemi. La division n'a pas eu lieu. Mais ces excitations échoueront-elles toujours? Le principe libéral ou démocratique conduit à tout souffrir contre la paix publique parce que la presse, la parole et leur liberté, c c'est sacré ». Mais tôt ou tard vient le moment où il faut savoir ce qui est le plus sacré, cett0 liberté ou la France. Il faut choisir alors! Voilà le point de la blessure. Cette blessure intérieure., le parti ALLEMAND Compte la voir devenir assez lancinante pour entraîner des réactions fructueuses pour lui.... Ceux qui ont annoncé, en 1916, ce qui s'est accompli en 1017 et 1918 ont le droit de crier aux intéressés : — Attention!
Cil. M.
LA
LES COiNUITIONS DE LA VICTOIRE