Ces deux verbes étaient censurés en
DÉDICACE. vu
Parce que, dans le concret, nous avons considéré avec bienveillance et justice tous les moindres efforts du personnel du régime pour correspondre aux sacrifices de la France et pour la servir dignement. Parce que nous nous efforçons de pallier l'effet des erreurs et des fautes en ne condamnant leurs auteurs qu'à les réparer.
De tels ménagements permettent d'attirer l'attention, sur ce que l'armature démocratique présente d'évidemment inférieur à la pression énorme que doit supporter le pays. Chacun y trouvera un motif de redoubler l'effort pour compenser, à coup d'intelligence, de dévouement et d'activité personnelle ce qui manque de prévoyance et de sagesse à notre Loi. La valeur des individus est ainsi mobilisée au secours de la faiblesse des institutions.
Deux hommes nous ont beaucoup préoccupé en ce début de 1916 : Malvy, Clemenceau. Clemenceau nous fut en horreur tant que son œuvre fut la pure critique des chefs m,ilitaires ou civils. Elle nous est devenue respectable en 1917 lorsqu'elle apporta à la chasse aux espions une précieuse contribution positive. Depuis que l'accusateur des traîti^es est le chef du gouvernement, je n'ai pas de regret, f ignore l'avenir, mais la loi du présent est claire : j'iite librement de ce livre tous Pies écrits de l'autre année qui diminueraient le gouvernement de la France.
Reste le ministre tombé au banc de l'accusation. Jusqu'à l'heure oii il nous parut avoir compromis le salut des armées françaises, M. Malvy fut traité par nous avec une pitié sans fiel. Le commentaire du fameux colloque avec l'anarchiste qu'il protégeait témoigne d'une mesure presque excessive. Cependant le ministre de l'Intérieur de 10 16 nous tracassait tant qu'il pouvait. Il saisissait des brochures inoffensives, interdisait nos réunions tes plus utiles et subventionnait une feuille qui nous tramait dans la plus fétide des boues. Aotre longanimité sans égale fera juger de l'impudence des chefs radicaux ou socialistes quand ils nous accusent d'avoir rompu (^ l'union sacrée ».
Pour nous, quelle que fut l'insanité ou la saleté des