‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 68 sur 221 · LE RÈGNE EN EXIL · texte numérisé non relu

LE RÈGNE EN EXIL

6 février 1917.

Nous l'avons dit souvent, mais pas assez peu t-ôtre. Dans notre politique, depuis dix-huit mois, fidélité aux gouvernements et aux ministères, défense acharnée de l'ordre, stricte discipline de guerre, dévouement aux autorités quelles qu'elles fussent, guerre aux fauteurs de l'anarchie, tout ce qu'il y a de juste, de bon, d'incontestable dans ce programme vient en ligne directe du mot d'ordre royal deviné, ensuite reçu, vingt fois confirmé, de vive voix ou par écrit.

II va sans dire que, trop près des événements pour en discerner parfois toutes les grandes lignes, nous avons pu nous tromper sur quelque détail de fait ou de personne, car nous n'avons jamais prétendu à linfaillibilité même dans l'exécution d'un plan aussi simple, aussi net, aussi concret que celui-là. Mais d'ensemble, le témoignage général rendu à V Action française, dans la mesure exacte où il est favorable et reconnaissant, doit remonter à Celui qui nous a tracé notre ligne de conduite. Nous sommes au 553^ jour de la guerre. Nous avons donc répété 555 fois devant l'ennemi ces mots de M. Bailby républicain : « Le gouvernement de mon pays, c'est i mon pays, il faut l'aider, le servir et le laisser tra- « vailler «, et si nous les avons répétés (c'est un fait constant) avec moins de défaillance ou de distrac-

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