Pour lanniversaire de Monseigneur le duc d'Orléans
LE Rl-GNE EN EXIL. 1)9
tion qu'aucun organe républicain, c'est pour une raison très simple; c'est tout simplement, c'est que le Roi de France était là. L'idée nationale n'était pas seulement dans nos têtes comme une abstraction tantôt incolore et vague, tantôt peinte aux nuances de nos émotions : elle était incarnée dans un Chef vivant de qui nous aimons à dépendre et qui personnifie pour nous tout ce qu'il y a de positif dans le passé et dans l'avenir de notre patrie.
Celui qui fin novembre 1897 avait su rallier des Français d'élite contre les destructeurs de l'État- Major et du Bureau des renseignements est aussi celui qui, après dix-huit mois de guerre, fait prévaloir dans ses nombreux fidèles, pourtant jeunes et ardents en immense majorité, l'esprit de discipline et de continuité sur l'esprit d'inquiétude, l'esprit de dévouement sur l'esprit de révolution. Môme en exil au loin, longtemps cloué sur le lit de souffrance d'où il n'est relevé que depuis quelques mois, ce petit-fils de Henri IV, de Louis XI, de Philippe le Bel, de saint Louis, de Phihppe Auguste, de Hugues Capet garde son rôle de mainteneur de notre unité et, ne pouvant servir à la défense nationale avec son épée, il y participe de toutes les influences de sa magistrature civile. Sa volonté royale a fait de la durée et de l'ordre dans les volontés royalistes, et le sang généreux si magnifiquement répandu par notre jeunesse sur tout l'immense champ de carnage, est, grûce à lui, répandu intelligemment. Comme disent tous ces héros, grûce à lui, grâce à sa politique profonde, leur sacrifice servira naturellement, et j'allais dire physiquement, à la double victoire sur le Boche
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du dehors et sur le Boche du dedans. Les deux éléments de l'avenir sont forgés par la politique royale.