N ŒUX DE NOUVEL AN
verbal, puunail être Une faute sur l'importance de laquelle je souhaite de me tromper.
Mais il n'y a vérilablemenl qu'à louer toutes les lignes où le chef de l'État expose que l'enjeu formidable de cette guerre n'est pas seulement notre dignité : c'est notre vie. Il pose la question au vrai :
Serons-nous demain les vassaux résignés d'un empire étranger? Notre industrie, notre commerce, notre agriculture deviendront-ils à jamais tributaires d'une puissance qui se flatte ouvertement d'aspirer à la domination universelle? Ou bien sauvegarderons-nous notre indépendance économique et notre autonomie nationale?
« Pas de solution moyenne », ajoute le Président. La paix bâtarde serait le préface d'un véritable « asservissement ».
Une « défaillance momentanée » serait elîectivement «^être ingrats envers nos morts et trahir la postérité ». On doit dire que ces trois derniers mots sont particulièrement justes. Un non-combattant peut hésiter à prêcher à outrance et jusqu'au bout une guerre qu'il ne fait pas. Je sais un seul remède contre cette faiblesse de conscience : il faut regarder un enfant, il faut le regarder en songeant au sort que lui ferait daris un lustre ou deux une paix boiteuse, à la guerre dexterraination, ou plutôt — cette fois, de disparition nationale — que livrerait aux générations qui grandissent « le militarisme prussien », si les Français de 191H ne mettaient pas à profit cette occasion et cette chance unique de l'anéantir.
Tous les patriotes auront revu et souligné avec
plaisir dans la lettre présidentielle le retour explicite au programme de 1914 : « anéantissement du militarisme prussien ». Cela est presque (je dis presque) plus importaat que la reconstitution totale de la France, c'est-à-dire que la reprise de l'Alsace-Lorraine et que la frontière libre du Rhin.