‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 71 sur 221 · LE RÉGNE EN EXIL · texte numérisé non relu

LE RÉGNE EN EXIL

vemciils. No(re premier soin sérail, en ce cas douloureux, de rallier tous les palrioles républicains, comme nous nous sommes ralliés à eux pour notre part sans distinguer entre les personnes : nous les convierions à remplacer par la force inhérente à l'unité, à la liaison, à la continuité monarchiques, la faiblesse inhérente à la discontinuité, à l'incohérence et à la dispersion des démocraties et des républiques.

La dictature de Jean ou de Pierre, choisi pour ce

, qu'il est, pour son parti, pour son programme, peut donner ombrage aux rivaux de Pierre et de Jean, à Pierre contre Jean, à Jean contre Pierre. La dictature du seul souverain qui ne soit pas choisi, mais qui arrive tout désigné par les décisions de l'Histoire de France et de son vieux droit national, ne donne d'ombrage à personne : ne faisant aucune acception de parti, ne tenant compte que du patriotisme, des capacités, des services, la dictature du Roi de France peut rallier les compétiteurs de la veille, Pierre et Jean, et les rivaux de Pierre et de Jean. Seule l'idée de la compétition, de la course constitutionnelle au pouvoir, de la querelle en vue du pouvoir autorisée et encouragée par la loi sera éliminée du pouvoir. Il n'y aura en France qiiun Français de plus, mais ce Français rendra aux valeurs françaises le m.oyen de s'additionner ou de se multiplier les unes par les autres au lieu de se soustraire ou de se diviser sans cesse l'une l'autre, comme c'est la fatalité de toutes les formes des régimes électifs.

'Surgie au bord de l'anarchie, la présence du Roi saura ressaisir la victoire.

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