LA VÉRITABLE ANTINOMIE
Le vice est là. Il n'y a pas d'antinomie entre l'autorité et la critique, comme paraît le croire M. Léon Bérard, mais entre l'autorité et la critique exercée par deux pouvoirs de môme nature, je veux dire nés tous les deux de l'élection, et ainsi destinés à s'entre-luer. Dans ce triste jeu d'une année, les mauvais ont brillé, et les pires. Où les bons avaient-ils passé? M. Léon Bérard avoue presque leur découragement. Mais, dit-il, cela tient à l'hostilité de la presse ou du pays à leur égard. N'était-ce pas l'effet direct de l'hostilité de leur propre milieu?
Les mauvais.... Les bons.... Ouelle classification éloignée de la réalité, alors qu'une cause commune également présente en chacun d'eux, quoique inégalement active, les presse, les agite, les conduit à des actions ou à des abstentions qui souvent contredisent leur doctrine et leur pensée personnelle! Ils cèdent à l'esprit de compétition, engendré du régime électif et parlementaire. Il y a un gouvernement. Ils n'en sont pas. Ils veulent en être. La Loi leur en donne le droit et pres(|ue le devoir; ils demandent leurs places la Loi à la main.
Fiat juslitia, ruât Gallia, c'est tout le régime.