‹ La Blessure intérieure de Janvier à fin Mai 1916Chapitre 90 sur 221 · LE VIEIL ANTAGONISME · texte numérisé non relu

LE VIEIL ANTAGONISME

Après avoir montré une fois de plus que les deux termes de démocratie et de militarisme <c sont logiquement antagonistes o, M. Victor Basch forme une demande qu'il semble énoncer au nom de tout son parti :

Est-il possible qu'à un moment donné, les chefs de l'armée ne prennent pas conscience de la force dont ils disposent et ne songent pas à en user contre les parlementaires qui s'épuisent en discussions stériles et semblent incapables de tout acte extérieur suivi et concordant? Cela est inadmissible dans une Monarchie où le Roi est en même temps le chef de 1 armée. Cela constitue au contraire un danger permanent, dans un pays où le chef du gouvernement est un civil....

12i LES CONDITIONS DE LA VICTOIRE.

Voilà ce que les parlementaires et les membres du parti parlementaire, et ses écrivains, et ses affidés, ne peuvent pas manquer de se dire à part eux toutes les fois que les questions du commandement militaire se posent. En temps de paix, en 1899, les chefs militaires ne « disposent » que d'une force fruste, inerte ; l'enthousiasme de l'action ne l'ont ni dégrossie, ni mobilisée, et les autorités de ces chefs y sont plus nominales et figuratives que réelles. Cependant ils font trembler : quel tremblement répandront les chefs qui mènent la guerre, les chefs qui auront la victoire ! C'est un grand souci politique. On rêve du chef qui soit « sûr » et qu'on ait « dans la main »....

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