‹ La Bohème galanteChapitre 15 sur 71 · LE POINT NOIR · texte numérisé non relu

LE POINT NOIR

Quiconque a regardé le soleil fixement Croit voir devant ses yeux voler obstinément Autour de lui, dans l'air, une tache livide.

Ainsi, tout jeune encore et plus audacieux, Sur la gloire un instant j'osai fixer les yeux : Un point noir est resté dans mon regard avide.

Depuis, mêlée à tout comme un signe de deuil, Partout, sur quelque endroit que s'arrête mon œil, Je la vois se poser aussi, la tache noire!

Quri, toujours? Entre moi sans cesse et le bonheur !

Oh ! c'est que l1 aigle seul — malheur à nous ! malheur l —

Contemple impunément le Soleil et la Gloire.

LES ^YDALISES

Où sont nos amoureuses?

Elles sont au tombeau »

hi LA BOHÈME GALANTE.

Elles sont plus heureuses Dans un séjour plus beau !

Elles sont près des anges, Dans le fond du ciel bleu, Et chantent les louanges De la Mère de Dieu!

0 blanche fiancée !

0 jeune vierge en fleuri Amante délaissée, Que flétrit la douleur !

L'éternité profonde Souriait dans vos yeux...

Flambeaux éteints du monde, ïlallumez-vous aux cieux!

NI BONJOUR, NI BONSOIR Sur un air grec.

Nïi &a)ms^a, vri cap a xaXl.

Le matin n'est plus ! le soir pas encore : Pourtant de nos yeux Eéclair a pâli.

ÎSr. y.aXuxepa, vyi a>pa JtaXi.

Mais le soir vermeil ressemble à l'aurore, Et la nuit, plus tard, amène l'oubli !

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