SCENE XIII
JEANNE, BBLLOTTF.. les Roisièar*, puis MAllGPFRITF, et ensuite I.K l’KHK MATIIf \S. I.WiOU* EUSEtt GRINCHEUX. (Beilotte et les Boisièrcs nui A fo main des fleurs d'hiver.) UF.LI.OTTR.
Attention, vous autres, c’est moi qui récite le compliment chaque année, pour la fêle de chacun... toujours le méiue. ■ARGUER ite, entrant.
Tu attendras bien que sa mère soit là !
BEL LOTTE
Où étiez -vous donc?
■AHCUCRITE.
Derrière le rocher au Nesle.
BEL LOTTE
Qu’est à une lieue d’ici? et pourquoi si loin?
LA HOISIÉRE
MAncrrniTR» lui tendant Us fleura.
!«■ gardez mon bouquet.
Qu'il est beau!...
MARGUERITE
Coït que j’avais remarqué qu’il y avait là de plus belles fleurs qu'uillcurs à cause du rochor qui les abrite du veut.
BELLOTTE
Donne mère !... Placez-vous. Attention I
grincheux» entrant tout essoufflé.
Ah! la voilà!...
BBLlOTTK.
Y êtes- vous T Je commence!... [Elle ôte un de ses sabots, toutes Us B'/itières en font autant. Marguerite est debout devant la porte.)
tootcc, frappant la terre de leurs tahols.
Air de SI. Mangeant.
Tan, pan...
mnctiERiTE.
Qui vient ainsi frappnnt f...
valions.
C’est les b>. isières,
(lui tous le» ans Pour fêter sainte Jeanne»
Coupeut les fleurs «les t Usœp*.
TOUTES
Pan, pan.
MARGUERITE
Sainle Jeanne n’est pas sur terre.
Sainte Jeanne est au firmament..,
TOUTES
Pan, pan.
BELLOTTE
Mais il est une boisière
Qu’est son portrait vivant. ^
toutes.
Pan, pan.
Eli-LOTTC.
Sainte Jeanne, ai bonn« mère.
Sainte Jeanne, c’est tou «niant.
toute».
Pan, pan.
(.Um^uiTiir s'éloigne de la porte, et Jeanne sort.)
Vivo Jeanne l [Chacun offre son bouquet et embrasse Jeanne.) grincheux, caché au premier p’an à droite derrière un gros arbre , à part.)
Jo l’en donnerai des pan, pan... je no te perds pas des yeux. JBAN'CK.
Ma mère, tues bonnes ondes, merci ! mais je ne vois pas la Gonb usn... ( Marguerite entre dans la chaumière il fait enlr.r tout le monde. On dresse une tub e et de quoi se rafraîchir.) la tiOULCUSB, mirant arec U père Mathias ; il joue du violon ; il est conduit par un enfant.)
Mev’lh...Ccstlo père Mathias le ménetrier qu’a voulu à (ouïe forco venir jusqu’ici... et dame... il marche comme une tortue, ce pauvre vieux.
TOUTES
Le père Mathias!...
LE PARE MATHIAS, chantant.
Ata de H. Mangeant.
premier couplet.
Marie était nno humble muis.onneuae.
Dans le pays chacun la chérirait En ce tempo-là, Marie était heureuse;
Pour une fleur placée • son corset.
Un jour Marie a vendu sa sagesse.,.
Les pleurs viendront quand viendra le réveil :
Ahl oui, croyei-moi, l’orgueil et la richesse,
Ne valent pas un rayon d« soleil.
[Le premier c. uptet te réonle dthot», et après, Marguerite rient chercher Mathias et le fait entrer dam la thaumière, on lui donne à laite.)
MARGUERITE
Ahl ahl mais c’est du nouveau, ça, père Mathias...
LE PÈRE MATDIAS.