SCENE ni
JEANNE, puis ItKXE. { Jeanne r a au fond , regarde a u dehors d'un air réuur, puis redescend ) jeinne, avec un soupir.
Mon Dieu ! d’où vient donc que cette chaumière qui était ma joie, mou bonheur, soit devenue pour moi sitrislool si vide?... Est ce donc parce que Réné?... Que mVt-il dit après tout? ( Elle prend de la graine et vient la jeter nu-dehors par la porte dt fond.) (tien que je ne puisse entendre. . Il m’a avou.’ qu’il m'aimait... Si j’étais riche encore, me disait il, «c’est vous, J mine, que je prendrais pour ma femme, vous, la compagne do ma jeunesse. (Elle ferme la porte tt descend. tu scène. ) El aujourdhui l hériiage do son onde l’a fait plus riche que jamais... mais aussi, avec la fortune, voilà que son ambition lui et revenue, et malgré moi, j’ai peur. (Elle va prendre le bouquet gui est sur le buffet et vient s'asseoir près de la tablp et elle s'arrange .} Il ne parlo plus que de Paris... Je veux y retourner, mo disaitil onroro hier, y retourner avec vous, qui serez ma femme... Sa femme! celte idée devrait me rendre bien heureuse, et pourtant... ( Apercevant René qui tnlrc.) Koné. 4
. René.
J’ai vu sortir votre mère et j'accours...
JEANNE
Nous cacherons-nous donc toujours d’elle... Ah!Réné,lai«sezmoi lui avouer...
RÉNK.
Rien encore, car elle ne m’aime pas... mais bientôt elle saura tout... bientôt elle m’aimera par amour pour vous..
JEANNE
Oui, mais elle souffrira bien, si son enfant se sépare d’elle.
rêxé, avec une légère impatience.
Jeanne!... encoro!
JEANNE
Rénê, pourquoi retourner là-bas... dans cette ville où vous avez tant souffert? pourquoi ne pas r ster ici? dans ce pays qui est le nôtre... c’élaii votre première idée.
RENÉ
Oui, mais j’étais pauvre alors, et aujourd'hui j » suis riche... O Jeanne I vous ‘ne savez pas ce que c’est que d.’avoir vécu à Paris, au milieu de §e$ fête*, de scs plaisirs, déco luxe cnivnnl.. clpuis, c’csl la vçrité, Jeanne, je suis orgueilleux, et jo puis m’en vanter à cette heure, car j’ai un but, celui de vous foire heureuse parmi les plus h tireuses.
JEANNE, qui l'écoute avec bonheur.
Réné I... c’est mal) bien mol., niais lorsque je vous vois, lorsque je vous entonds, malgré moi ju sons que jo faibli*., et,
; pourtant ma mère!... Ah ! Réné, elle n'a quo moi au monde.
RENÉ
Nous serons deux pour l’aimer.
JEANNE
Kl puis, il est encore un autre motif. Réné, qui me fait trembler... Ois grandes daines dont vous mo parlez si souvent...' elles sont bien séduisantes... elles mo font peur... cette comtesse de Maronnes par oxçmph*.
RENÉ
Celle-là t... ah ! vous pouvez être «ans crainte, Jeanne... car l jo n’ai pasoublié la manière dont elle m’a traite, humilié devant tous il y a quelques jours... co que feu ai appris lui fermera la bouche, l’obligera à baisser la tête devant vous .. Malheur à elle si jamais elle so trouve sur ma routo. (On frappe.)