JEANNE, BELLOTTE
BELLOITB.
Mais explique-moi donc co qui s'est passé ?
JEANNE
Arrivés au carrefour, nous y avons trouvé les gens du château... les garçons en train do boire... et au milieu d'eux... un de ces jeunes messieurs qui buvait et trinquait avec eux! — Vouez, disait la Gouleuse, venez donc voir comme Jeanuo est jolie avec ses belles affaires... et j’ai été sur-le-champ entourée de garçons qui m’admiraient, lorsque monsieur de Saint-Laurent, je crois, s’est mis à tourner en ridicule ma coiffure... nia robe... Elle date de François I* r , disait-il.. Tu ressembles à une tapisserie des Gobelins, mon enfant; qui est-ce qui t’a tendue comme ça ? De quel cadre sors-tu ? et cent autres railleries que les botsière.ç comprenaient à peine, mais qui prouvaient cependant qu’lise moquait de moi... et lesgens du château riaient h gor»e déployée, excepté cette comtesse de Marennusqui semblait vouloir prendre ma défense, et dont la pitié ironique faisait doubler les insultes. .. moi je pleurais, et mes amies, si bonnes tout à l’heure, me tournaient le dos.
BELLOTTB.
C'était de la jalousie.
JEANNE
René est arrivé... fl a voulu s'interposer... les paysans s’en sont mêlés... alors il s'est approché de moi et m’a du... d un ton que je n’oublierai jamais: Quitiezdonc cela, vous êtes ridicule!... sur co mot, je me suis sauvée comme une folle 1 alors, les cris, les rires ont redoublé.
BELLOTTB.
Ahl que si j’étais à ta place, je sais bien ce que je ferais.
Quoi donc?
• BELLOTTB.
Je n’en ferais ni une ni deux. Je partirais.
jeanne, à pan .
Partir! oui, René mo l’a dit tout à l'heure, fl m’a dit t Jeanne, ce soir même, je pars... mu suivre*- voua?... Rester ici uulo, tandis que là bas, celte femme t...
Là BOISfÈRR
BXLLOTTE.
Essuie te* yeux; voilà la mère Marguerite.