‹ La boisière drame en cinq actesChapitre 38 sur 65 · SOMME I · texte numérisé non relu

SOMME I

GRINCHEUX, put* MONTFLANQUIN. (Grincèrui est vêtu en domestique; il se promène dans le couloir.) grincheux s'arrête devant la loge après le chant.

O BpIIoUh! Bcllottf! .. c'est donc bien amusant d’entendre beugler tous ces gens-là! (Descendant.) De bolsier devenu domesuquo, quelle dégringolade!... Dire que pour ne pas quitter Bellolle et pour veiller sur sa vertu, j’ai été obligé d'acceptor cet emploi humiliant. Oui, moi, Grin lieux, depuis trois mois je moule d»rrière sa voilure, et je couche sur son paillasson. — Domestique le jour ei caniche la nuit... Oh! (A/tmf/îanquro parait à droite. Grincheux se précipite «m travers de la loge de Belti'ttc.)

montflanquin , passant ; il donne ton paletot et son chapeau à t ouvreuse.

Boojour, mon garçon, bonjour. (71 va A fa loge de Louise.) Me voici, comtesse.

louisb, que l'en voit.

Eh bien! M. Jolivet viendra-t-il?

montflanquin.

Je l’ignore, comtesse; il n’était pas chez Tortoni.

LOUISE

Et quelles nouvelles de la Bourse?

M0NTFLANQUI8.

Ma foi, vous ne m'aviez pas dit...

LOUISE

Ah ! vous n’êtes bon à rien. ( Montflanquin entre; la porte te ferme)

GRiNCHRCX, respirant.

Allons! j’en suis encore qu.tle pour U peur. Du reste, il faut ôtro juste ; depuis trois mois que M. de Moi.iflanquiu a mis Be Hotte dans une calèche et dans du palissandre, il ne nous a point importunes de ses visites. Jamais nous ne le voyons; c’est un drôle d’original tout do môme , et heureusement pour lui; car bien sûr, s'il avait voulu loucher les intérêts de soa ygeni... (Cotire sourde.) Ohl je le sens... je l’aurais massacrai

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