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Une lettre! do qui?
grincheux.
D’elle... oh! c'est triste, allez! Elle avait do l’amitié pour moi» rar elle m’a donné un souvenir, uno relique à elle. Jo no me doutais de rien ; mais quand j’ai su, j’ai couru comme un fou au bord de la rivièro, appelant et criant, mais personne n’a répondu. Oh ! clic est moi te ! bien sûr, elle est morte !
rené.
Morlo 1 morte! qui donc?
flCEKfi VII.
Les Mêmes, MARGUERITE.
Marguerite, la lettre à la main.
Ma ÛUe, monsieur Noirci.
rené, à part.
Dieu!
MARGUERITE
Vous ne veniez pas, je viens vous chercher, monsieur. Il faut aller faire votre déposition : c’est vous quo ça icgardo, vous êtes le mari delà défunte.
rené, avec désespoir.
Mon Dieu! je l’ai tuée!
Marguerite, montrant la lettre.
Oui, vous l’avez tuée I vous a\cz tué ma Jeanne, ma fille 1 ma ÛUe! ma fille ! et c’est ici, au milieu d’une fête, quo je suis obligée do venir vous chercher! au bal! Il estau bal pendant quo ma pauvre enfant descend la rivièro. Grèce à lui, la mère n’a plus de fille, cl Marguerite ne pourra mémo pas prier sur uno tombe!
rené, avec désespoir.
Jeanne! Jeanno! oh! non, c'est impossiblel
MARGUERITE
Impossible!... mais lisozdonc!
rené, tirant.
» René, vous m’avez fait bien du mal! J’ai tout souffert, tant
quo j'ai cru quo vous pouviez m'aimer. C’est impossible, je le vois : il ne mo reste plus qu’à mourir. Adieu, je vous pardonne.
a Jeanne. » (Il sanglote.
MARGUERITE
Pleurez sur elle, bientôt vous pleurerez sur moi, car le bon Dieu ne peut pas me laisser toute seule ici, tandis quo ma fille est là haut. Oh! non, ou bien ce serait à douter de sa bonté, de sa... Mais, non, no m’écoutez pas, mon Dieu, jo no douto pas de vous. Jo suis une croyanlo; (e/fc fowièc à genoux) vous m’aviez donné un « nfant, vous me l'avez repris, mon Dieu, je vous nimo; vous avez brisé ma vie et mon cœur, mon Dieu, je vous airne ; je n’ai plus rien quo mes pleurs, mon Dieu, je vous aime. louise, çui est entrée.
Kl vous avez raison, Marguerito, car il vous rend votre onfani Dieu, qui veillait sur elle, m'a permis do la sauver. [Jeanne po rait. Mouvement.)
Marguerite, gui était comme pétrifiée, pousse un cri étouffe ;
Jeanne se précipite dans ses bras.
Mon enfant t mon Dieu, je vous aimo!
JEANNE
Ma merel ma môrol
• MARGUERITE
Oui, c’oM toi! c’est bien loi! et c’est vous qui... ah! bravo femme. (Elle l'embrasse.)
LOUISE
Je n'oublierai jamais ce baiser là, Marguerite.
MARGUERITE
Adieu, madaoio. (A René, en saisissant Jeanne.) Ah ! vous no l’aurez plus. . .
RENE
Non ! non, Marguerite... ne craignez rien... je le sens, je suis indigne d'olle... indigne mémo do son pardon... vous ne me verrez plus, vous n’eniondrez plus parler do moi... jo vous
10 jure; Jeanne, Marguerito, adieu pour toujours...
MARGUERITE, à Jeanne.
Viens! viens! (/raine se laisse entraîner; René tombe en pleurant sur le canapé.)
Louise, arrêtant Jeanne et Marguerite.
Vous parlez, Joanno ; ne Vous souvenez -vous plus que si vous avez consenti b vivre, c’est parce que je vous ai crie : Jeanne, ton mari se repent, ton mari t’aimera, et maintenant, que tu vois scs larmes, tu t'abandonnerais* Jeanne 1 non, non, c’est impossible.
MARGUERITE
Madame !
louise, d Marguerite.
El vous, Marguerite, vous voulez les séparer; mais, croyezvous donc que toute votre tendresse puisse étouffer dans son cœur les souvenirs et les regrets... Non... non, Marguerite, Jeanne souffrira loin do lui, car ollo l'aime encore.
MARGUERITE
Ah !... vous croyez! (Regardant Jeanne.) Jeanne... ( Lâchant la main de sa fille.) Vous avez raison, maJamo ; pour nos enfants,
11 vient un jour où lo bonhour qu’ils goûtent près do nous ne vaut plus les chagrins qu’ils trouvent près des autres. ( Avec ré si$na/ion.) C’est Dieu qui l'a voulu... car il a dit b la femme : Tu quitteras tou père et la mère pour suivre ton époux... René, reprenez donc votre femmo !...
RENE
Jeanno, lo permettez-vous?.».
JEANNE
René, no faites plus pleurer ma mère. . . (René se jette aux pieds de Jeanne.)