SCÈNE VIII Ies Mèmrs, ROQUILLON
nOQUILI.ON, entrant gaiement.
Je ne vous dérange pas ?
ARTHUR, lapant dans les mains de Véraodah. Au contraire.,, au contraire ..
ROQUiLLOX.
Tiens! Vous avez du monde... Quelles sont ces dames?
AHTHUll, mèmeji'U.
Des parentes de province.
ROQUIi.LON, tapant dans les mains de Tambcnrine. Qu'est-co qu'elles ont ?
ARTHUR, même jju.
Ne faites pas attention... ça va S3 passer.
ROQUlLt-ON, même j'U.
Je venais vous demander à quelle heure vous viendriez nous prendre pour aller à l'Opéra.
ARTHUR
Sur les huit heures.
OQUILLON.
Bon! (Regardant les f-mmes, qui gigottent toujours.) Dites donc... est-ce que vous êtes tous sujets à ça dans la famille , mon gendre?
TOUTES LES FEMMES, se levant, exa'plo VéranJah. Tiens! c'est le beau-pèro!
ARTHUR, à Roqaillon.
Vous voyez, c'est fini !
TOUTES, enlonraDt Roquillon.
Bonjour, beau -père.
ROQUILLON, «aluaot.
Mesdames!...
LA LOITK A BIBI 25
TALUOUZi:.
Madame votre épouse va bien?
ROQUILLON
Vous ctrs bien bonne.
TAJfBOURINE.
Kt voire demoiselie ?
Ma fille aussi... elle csl à la maison avec ma femme et le cousin Hector... oui, mes cousines... (Elles remontent.)
VERANDAH, s avançant ver> Roqii'bn.
Monsieur, avez-vous pris des renseignements sur votre pendre ?
ROQUILLON
Beaucoup ! ils sont exécrables... On «n'a d'il qu'il avait fait la noce; avec un las de femmes... ça me fait plaisir... mieux vaut s'amuser avant qu'après.
VEl'.ANOAH, vexée.
Vraiment 1
ROQUILLON
Ainsi, moi, je n'ai jamais eu de maîtresses... j*atlend> que ma fille soit mariée, et en attendant, je travailiu comme un nèizro... J'amasse pour quand je serai jeune... Ohé I ohé! iesflambards!
TALWOl'ZE.
Tiens! mais il a du bon, ce vieux- là. BAPTISTE, eafant an fonl. La poriière ouferte laisse Toir nns table servie.
Ces viames sont servies!
AIlTflUR.
Beau-père, vous restez avec nous ?
TOUTES
Oui... oui... enlevons le beau-père. Vive Roquiilon!
ROQUILLON, k Arllmr.
Quelle charmante famille vous avez là I
26 LA BOITE A iilBl
REPRISK DU CHŒUR
Vile au repas!
Pendant qu'on mange on ne peut pas
Dire tout bas Ou mal de ceux qui n'y sont pas.
Ah I ah ! ah I
Au repas !
Qaand on boit, on ne s'ennuie pas!
(Pendant le chœar, Arthur, donnant le bras àTalmouze et à Bambonla; Roquillon, donnant le bras h Madeleine et à Tambourine, exécutent un vis-à-vjs, tandis que Vérandah fait tace au public. Tous sortent au fond. — La portière se referme.)