SCÈNE IX
CÀSSEGOUL, seul, arrivant par le fond, à droite ; il est en costume de serrurier et porte son sac d'outils sur l'épaule. Il entre timidement en regardant au'.our de lui.
Monsieur Arthur Fringard? C'est- il pas ici qu'il demeure? Personne!... Je vas attendre, (il pose son sac d'ouiiis derrière le canapé.) Fichue commission !... Voilà ce que c'est que d'avoir des faiblesses pour les femmes. Tout à l'heure mamzelle Florine... c'est une bonne amie que j'ai, une femme de chambre... une inférieure... Aussi je la tiens à distance, je ne vas jamais chez elle,,, c'est vrai qu'elle n'a jamais voulu me dire où elle demeure. Tout à l'heure, v'ià qu'elle passe devant ma boutique... parce que moi je suis serrurier de mon état Vous n'entrez pas?que jedis. — Non; je ne peux pas... qu'elle répond; j'ai une lettre pressée à perler pour madame, même que ça m'ennuie rudement, parce qu'il brouillasse et que j'ai des bas blancs,.. Ça, c'est vrai qu'elle en a-., elle est rudement chic tout de môme. Je ne sais pas si vous êtes comme moi ; j'ai lou-
jours aimé les bas blanrs... ça m'inspire... J'ai connu une femme qui avait des ba^ noir*. Eh bien ! elle m'aurait offert un trône... c'est plus fort que moi... Pour en revenir à Florine... Je la porterai votre lettre, .|ue je lui dis; ousque c'est ? chez M. Arthur, vous savez bien... l'amourei/x de madame. — Ah ! Bibi! que je dis, parce que cet amourcuK-là, dans le quartier, nous autres, avec tes doraesliquei!, nous l'appelons Bibi... ça fait rire. (Changeant de ion ) Avec tout ça, il ne vient personne... Fichue commission ! v'Ià ce que c'c?t d'avcir des faibles-ses pour les femmes... une inférieure encore... parce ce que moi, ma gloriole me pousse plus haut... Ah! les actrices... Tenez, il y en a une... une chanteuse, la céèbre Yéran iah. C'est celle-là qui m'inspire...