ROQUILLON, ARTHUR
ROQUILLON, lechapean bossaé, les habits déchirés* Ah ! Arthur... vous voilà !
ARTHUR
Ah ! mon Dieu!,., qu'est-ce que vous avez?
ROQUILLON
Ça y est!... quand ma femme m'a encore vu revenir sans vous, elle s'est mise dans un état !... Elle m'a jeté sa boi!,e de poudre de riz à la tête... elle a sauté jusqu'au plafond... quand elle est redescendue, elle est tombée sur moi.... Ça devait arriver.... ça couvait depuis longtemps.
ARTHUR
Vous vous laissez battre par votre femme ?
ROQUILLON
Parbleu! le notaire s'en est mêlé... il m'a jeté son encrier à la tête.
ARTHUR
Ah ! t. un notaire.
UOQUILLON
Il est de la banlieue... un rural... mais qu'est-ce qu'il aurait donc fait, s'il était notaire à Paris ?... Il n'y a que le cousin Hector qui s'est bien conduit ; il n'a pas voulu assister à ça, et il s'est en allé avec ma fille, dans la pièce à côté.
ARTHUR, inquiet.
Hé! hé!... dites donc!...
ROQUILLON, sans l'écouter.
Aussi tout ça m'a décidé. Je pars avec vous. Dans quel pays allons-nous?
LA i;OiT£. A BIBI 103
AITHOK.
Que voulez-vous dire?
ROQniLLON.
Vous n'avez donc pas vu madame de Groslait ?...
ARTHUR
Henriette ?... mais non...
ROQL'ILLON.
Son mari a vos lettres dans sa poche. . . Elle vous attend là I... (il moQlre U droite.)
ARTHUR
Dans ce cabinet!... mais le baron viont d'y entrer.
ROQUILLON
Saprelottel... (Brait de soafDet, àganchp.) ARTHUR.
Encore un soufiQet !
ROQUII.LON.
Lo baron se serait oublié à ce point là... un gentilhomme !