DIE VE
bre 1928 qui prend des dispositions pour assurer la bonification, appelée pour la première fois dans une loi « Bonification Intégrale ». C’est surtout une loi de grands financements, mais elle corrige aussi certaines dispositions des deux lois précédentes qui confiaient, en effet, à l'initiative privée quelques-unes des tâches fondamentales de la bonification et, sous le régime desquelles, malgré le concours de l'Etat, beaucoup de ces travaux ne pouvaient être exécutés, faute de moyens financiers.
Du point de vue systématique, elle marque une innovation généralement peu relevée, mais qui n’en est pas moins importante pour cela. Elle réunit, en effet, sous une même discipline les dispositions relatives aux bonifications hydrauliques, aux systématisations des montagnes, aux transformations foncières, aux irrigations, aux routes, aux aqueducs ruraux, et en général toutes celles relatives aux améliorations foncières susceptibles de subventions aux termes de la précédente législation.
La loi Mussolini a eu le grand mérite de mieux préciser le mode de collaboration entre l'Etat et les propriétaires.
La participation de l'Etat est de 75 % pour la construction des villages ruraux, inférieure ou égale à 40 % pour la construction des routes.
Elle précise encore la participation moyenne de l'Etat pour les grands travaux : 68 % pour les travaux de bonification hydraulique ; 42 % pour les travaux d’irrigation du Sud et du Centre ; 40 % pour les travaux d'irrigation du Nord et du Centre.
Le montant de ces travaux qu'elle prévoit atteint 7 milliards de lires, dont un peu plus de quatre sont assumés par l'Etat :