CHAPITRE II L'OCCIDENT ; En Orient, comme nous l'avons vu, le culte de
sainte’ Anne a eu très vite une grande expansion, et on peut dire qu'à l'ancienneté s'ajoute ici en même temps l’aniversalité.
En est-il ainsi pour l'Occident ? Des auteurs pourraient le contester, ceux surtout qui ne sé-
rent pas l'idée d'universalité de l'idée même
e dévotion.
Ainsi considéré dans sa diffusion, de sainte Anne est ancien dans l'Eglise ne l'est ps grecque. Dans rs.
, C* -dire qu'il est contem-
Fu près, des premiers siècles ; dans
e, il est ancien relativement, en ce
seûs qu'il est antérieur à l'âge moderne, disons,
aux quatre ou cinq derniers siècles—ce qui est
encore, on l’avouera, une belle vieillesse.
n'est pas sans regret que nous faisons ainsi
e commencement cet aveu désastreux, mais
il nous reste l'espoir qu'il se trouvera des lecteurs
Pour ne pas l’accepter, surtout quand ils auront parcouru le premier article qui va suivre.
C'est un regret, parce que nous avions eu autrefois tant à cœur, rous l'avouons bonnement, de prendre en défau avant nous, Nous pouvoir prouver qu'ils
80 | LE CULTE DE SAINTE ANNE contre des conclusi qui nous semblaient trop
Mais hélas! on n'invente pas à plaisir des monuments ou des arguments ! S'il en existe
Voulant interroger le passé sur notre Sainte,
Le la Patrologie latine, une collection double
fait avec soin avant nous.
Or, à l’index iographique ou des Saints “ dont la vie, l'éloge ou même la simple mention se trouve dans la Pat le” (ainsi s’ rime
L'OCOIDENT 81
des bulles, décrets et lettres des souverains Pontifes, à l'index de géographie, à l'index des monastères, si bien que sur deux mille sept cent cinquante maisons religieuses dont les patrons nous étrient désignés, pas une ne portait le nom de la Sainte.
In une deuxième et une troisième fois —Car on croit toujours n'avoir pas bien regardé quand on n'a rien vu—les quatres volumes ré- Pondirent de nouveau par le même silence.
Ï y avait lieu cependant de faire davantage, et en avouant simplement que nous l'avons fait, nous épargnerons peut-être à d'autres un travail inutile. C'était de feuilleter nous-même à notre tour les deux cents et quelques volumes du texte.
Eh bien ! tant de sermons ou d'homélies sur
Conception ou la Nativité de la sainte Vierge ee le Vénérable Bède, Raban-Maur, saint
ierre Damien, saint Anselme, Hugues dc Saint- Victor, saint Bernard, Godfrid, Aelrède, Pierre de Blois, restaient muets sur la mère de la sainte Vi ; tant de martyrologes anciens des mêmes Vénérable Bède et Raban-Maur, du
j Florus, de saint Adon, de Notker, d'Usuard, ne faisaient d'elle aucune mention, pas ee que les calendriers de Fleury, d'Auxerre, de
erdun, de Stavelot, de Mantoue. Et ainsi de mille autre pages où nos recherches nous conduisaient. | Sans doute, comme toujours, les index avaient fait es oublis, mais si peu nombreux, et
uelqu nous ser dé si excusables! Un vieux marbre de Naples portant, comme on le croit, le nom de la Sainte; un trait de la vie de saint Hugues, évêque de Lincoln en Angleterre, une
©; Ils nous aideront à continuer le Présent Opuscule, en nous laissant
ps toujours le regret de n'être pas euxplus complets,
mare gen minis nous — ce triage nécessaire et nous À e toute Fais . Ongueur, comm