HORS DE LA CAPITALE
Il existe aujourd’hui dans la Royaume-Uni plus de trente églises catholiques dédiées à sainte 8, Sans Compter celles qui appartiennent aux protestants. Les premières, pour la plupart, sont assez récentes, mais il est probable que, en maints endroits, l'église nouvelle n'est que la restauration d’une ancienne qui aura péri pendant la Réforme. Nulle part, dans cet humble et court ouvrage, ne Pourrons-nous donner une égale attention à tous les monuments, ni même les mentionner tous, mais au risque de nous brouiller avec la littérature et l'esthétique, nous
bhley, Salford, Fair- Lshton Unies ne, haven, Vauxhall — e, etc, etc, —car il en gt autres ;—les chapelles de Walsingde Bolton, de Scrope, d'Éxeter. de Lincoln,
souvenirs des quatorzième et quinzième siècles ; celles des églises de Saint-Cuthbert, Saint-Gilles et Abbey-Church à Edimbourg, également fort
anciennes, sans parler de tant d'autres plus récentes,
Tous ces sanctuaires, dira-t-on peut-être ici, ou ailleurs—car l'objection post se présenter pour d'autres pays que l'Angleterre, et ous y répondons d'avance — tous ces sanctuaires ne
rouvent pas par eux-mêmes que la dévotion ait té toujours et partout très ardente.
C'est vrai et l'auteur connaît en effet des Sainte-Anne où le culte .e la Sainte n’est guère florissant. Mais si, Pour une raison ou pour une autre, quelquefois par l'inertie ou la timidité des urs, il en est ainsi en quelques endroits, qui nous prouve que dans ces mêmes églises l'indifférence pour leur sainte patronne soit générale ? Si les honneurs publics manquent de solennité ou de magni cence, que pense-t-on de ces fêtes que font à leurs saints favoris les cœurs de certains fidèles, n'y en eût-il que dix ou
AT
LA GRANDR DRETAGNE 135
vingt pour venir de temps en temps les honorer ? En matière de dévotion comme en toute autre,
ponderantur: Ce qui compte, ce n’est pas le nombre, mais le poids ou la qualité.
toujours. Nous disons tendress , Car que voulezvous ? C'est toujours comme disait quelqu'un à propos de la Bretagne, et la Bretagne est proche parente de la Grande-Bretagne : “ Le pays des chênese:t aussi le pays des cœurs de chênes!” utez seulement cette strophe du Père Faber:
© thrice happy Saint! what life didst thou live! What an unbroken brightness of innocent bliss ! Every touch of thy child a fresh rapture could
[give, And oh! dost thou not kneel ere thou darest [to kiss !
Tous les “ cœurs de chênes” sont là.
“ O Sainte trois fois heureuse ! quelle vie tu as
panouisse joie toujours inaltérable ! Tonte caresse de ton enfant y t'apporter une nouvelle extase, et pourt, __. e la baiser, ne tombais-tu pas à genoux ?” Encore aujourd'hui toute l'Angleterre, même la protestante, au moins à N ewbury, fait grande fête le lundi qui suit le 26 juillet. Otons ce qu'il peut y avoir de discutable dans les cérémonies de la journée : il reste cette procession où apparaissent sous des emblèmes les diverses dignités civiques ; et si cela même n'est pas tou- . d'un sérieux parfait, il reste au moins ‘idée, le sens de la chose, comme en ces rites de l'Eglise qui n'ont besoin, pour être vénérables,