SAINTE-ANNE DE LA BEAUCE
Deux sanctuaires plus modestes, comme il
convenait aux Commencements de ce nouveau
pèleri mu tente
premier fut construit en 1778, sur le domaine seigneurial et par la générosité de M.
Gabriel Taschereau, aïeul du regretté cardinalarchevêque de Québec.
La seconde, érigée en 1830 près de l’emplacement de l'ancienne, sur un terrain également fourni par un Taschereau, descendant de Gabriel, dura soixante ans. On la remplaça alors par une plus solide et plus grande.
Un 25 octobre de ces dernières années, c'était donc jour de fête à Sainte-Marie de Beauce. On attendait une grande visite, celle d’un prince de l'Eglise, le premier que le Canada ait fourni au sacré collège, et dont Sainte-Marie même fut le berceau. Cardinal Taschereau, visiblement ému, bénit la pierre angulaire du nouvel édifice et rappela les doux souvenirs qui se rattachaient pour lui à ce petit coin de terre, souvenirs de sa vie de famille et de sa vie sacerdotale. C'était en effet un de ses ancêtres qui avait fait là, ces var j@ cent ans , une demeure à sainte
e ; c'est là que lui-même, tout jeune écolier, il était venu, surtout aux jours de pèleri assister avec sa famille au saint sacrifice ; c’est là que, plus tard, chaque année, pendant les vacances, prêtre, archevêque, cardinal, il venait de nouveau célébrer la sainte messe et prier pour les âmes que le Seigneur lui avait confiées.
Le 20 octobre de l’année suivante, la chapelle fut ouverte au culte, et le Cardinal vint encore
résider la fête, comme c'était son droit à tant “Cut t ches les habi est une persuasion commune ches les habi-
tants de la Beauce que la contrée a été maintes
nage, ont précédé celui que nous voyons ‘hui.
et soudaine de la Chaudiè tions qu'il prononça à l'occasion des deux fêtes, Onseigneur Taschereau ne gnaler un fait qui avait si souvent mis en exercice la maternelle sollicitude de la Bonne Sainte. is revenons maintenant à la “Maison-Mère.”